Acta Pacis Westphlicae II B 1 : Die französischen Korrespondenzen, Band 1: 1644 / Ursula Irsigler unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy
62. Brienne an d’Avaux Paris 1644 April 23
Paris 1644 April 23
Kopie: AE , CP All. 32 fol. 130–131 = Druckvorlage.
Anweisung, mit Servien gemeinsam zu berichten. Eröffnung der Verhandlungen. Drängen der
Spanier auf Abreise des Fürsten Medina de las Torres nach Münster. Chigi.
Berichten Sie, warum Sie nr. 37 und nr. 38 nicht unterzeichnet haben. Ich wünsche,
daß Sie Briefe, deren Inhalt mit Ihnen beraten wurde, auch unterzeichnen. Néant-
moins je tiens que vous en devez user d’autre sorte, puisqu’une telle ouver-
ture peut estre suivie et cela causeroit de l’embarras. Pour y coupper chemin
la responce que j’y fais s’adresse à vous et à luy qui avez maintenant donné
ouverture à la conférence. On essaye au moins de convenir de la manière
dont vous traitterez, soit en une scéance concertée ou par le moyen des
Médiateurs. Je prévoy bien que ce prélude et sans lequel l’on ne sçauroit
entrer en matière sera difficile, et c’est ce qui me donne de l’impatience
d’avoir de vos lettres.
Par une de Monsieur de Saint Chamont dattée de Rome du 28 du passé,
j’apprends que les Espagnols pressent le Duc de los Tores de partir de
Naples où il commande en qualité de Viceroy pour aller remplir la place
de premier [ Plénipotentiaire] à Munster. J’ay eu curiosité de m’enquérir de
Monsieur le Marquis de Fontenay
trois jours quell’est sa suffisance. Il ne me l’a pas laissé concevoir pour bien
grande, et cela m’a autant surpris que le jugement que vous faites de ceux
que vous avez trouvéz. Mais l’on donne pour raison du choix de tirer de
Naples celuy cy où il est apparanté y ayant espousé l’heritière du Prince de
Stiliane qui luy apporte de grands biens.
Je suis infiniment aise que vous ayez trouvé au Nonce Chigi touttes les
bonnes qualitéz que je vous avois mandé estre en sa personne et que vous
puissiez espérer de luy tout ce que raisonnablement vous aurez à prétendre,
et sans doubte le Contarini s’apersevant que le premier Médiateur a de la
capacité, il se rendra plus traitable pour ne s’exclure de la fonction de son
employ. Il fault tenir infiniment secret le jugement que vous faites de l’un
et l’autre de ces Messieurs pour n’offenser l’un et pour ne rendre l’autre
suspect aux Espagnols lesquels obtiendroyent avec facilité du Cardinal Bar-
berin sa révoquation, parce que c’est un esprit qui suit volontiers les mou-
vements qu’on luy donne de fascher quelqu’un, et l’on a gardé cette forme
d’agir avec luy qu’il n’a pas pénétré que le choix de ce prélat nous feust
agréable. Je m’apersois combien il me plaist de jouir de vostre conversation,
insensiblement m’estant estendu au delà de ce que j’avois résolu.