Acta Pacis Westphalicae II B 5,1 : Die französischen Korrespondenzen, Band 5, 1. Teil: 1646 - 1647 / Guido Braun unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy und Achim Tröster, unter Mithilfe von Antje Oschmann am Register
139. Brienne an Longueville Paris 1647 Februar 22

2

Brienne an Longueville


3
Paris 1647 Februar 22

4
Kopien: AE , CP All. 98 fol. 364–367’ = Druckvorlage; Ass.Nat. 273 fol. 122–124. Duplikat:
5
AE , CP All. 87 fol. 371–375’ (nicht dechiffriert). Druck: CDI 83, 144–150 (spanische Über-
6
setzung
, auf 1647 Februar 21 datiert).

7
Verweis auf nr. 138. Vorsprache des neuen portugiesischen Botschafters am französischen
8
Hof in vier Angelegenheiten; seine Unzufriedenheit mit den erhaltenen Antworten bezüg-
9
lich : 1) Beschwerde über die französische Bereitschaft zum Verzicht auf die Aufnahme des
10
Königs von Portugal in einen Waffenstillstand und Frieden mit Spanien; 2) bis 4) Forderun-
11
gen Portugals: 2) nach Abschluß eines Allianzvertrages bei Ausbleiben des Friedensschlusses
12
bis Feldzugsbeginn, 3) nach französischem Einsatz für die sofortige Freilassung Eduards von
13
Braganza und 4) nach Vermittlung eines portugiesischen Friedensvertrages mit den General-
14
staaten durch Servien in Den Haag. Abschlägige Entgegnungen Briennes.

15
Weitere Beschwerden der Portugiesen: über die angebliche Bereitschaft Frankreichs, sie im
16
Stich zu lassen; über unzureichende Unterrichtung über das sie betreffende Kongreßgesche-
17
hen . Rechtfertigung Briennes – Betonung der französischen Leistungen für Portugal: Erklä-
18
rung , ihm weitere militärische Unterstützung zu gewähren; französische Reaktion auf die
19
Nachricht vom Todesurteil gegen Eduard von Braganza.

20
In Ulm bekundeter Wunsch der Bayern nach einem Separatabkommen mit Frankreich; Bitte
21
um Stellungnahme Longuevilles zu verschiedenen Handlungsalternativen: Eingehen auf
22
diese Offerte oder Einwirken auf die Schweden im Sinne ihrer Beteiligung? Instruktion an
23
Croissy zur Zurückhaltung gegenüber den Bayern bis zur Entscheidung dieser Frage.

24
Unsicherheit über die Aufrichtigkeit des berichteten spanischen und schwedischen Friedens-
25
willens ; ebenso Skepsis bezüglich des künftigen Verhaltens der Niederländer. Nachrichten
26
aus England; Anweisung an Bellièvre zum Verbleib in London zwecks Unterstützung des
27
englischen Königs und Verhinderung einer völligen Bindung des Parlaments an Spanien;
28
Rachegedanken der Spanier gegenüber dem englischen König; wahrscheinlich positive Wir-
29
kung ihrer Bekanntgabe auf die Niederländer. Erfolg Caumartins bei den Schweizern; Ret-
30
tung von Kirchengut vor den Schweden durch d’Avaugour. Wunsch des Großherzogs von
31
Toskana nach einem Gespräch mit Kardinal Grimaldi.

32
Bien que par le mémoire du Roy

41
Nr. 138.
il soit

39
32 plainement] in Ass.Nat. 273: amplement.
plainement respondu au vostre du
33
11 e du courant

42
Nr. 112.
, et que l’on n’y aye rien oublié de ce qui a esté résolu qui
34
vous seroit mandé, sy est-ce que je ne puis consentir qu’il parte sans l’ ac-
35
compagner de cette lettre ny obmettre de faire sçavoir à Vostre Altesse
36
que l’ambassadeur de Portugal arrivé depuis quelques jours en cette cour

43
Vidigueira de Nisa (s. Anm. 4 zu nr. 54) war am 17. Februar 1647 in Paris eingetroffen.
,
37
s’y

40
37–38 est pas resté fort] in Ass.Nat. 273: a pas esté.
estant expliqué sur quatre pointz, et luy ayant esté respondu, n’en est
38
pas resté fort satisfait. Je suivray l’ordre de son escrit sur ses demandes

44
Vgl. Demandes faictes par monsieur le marquis de Nise ambassadeur extraordinaire de
45
Portugal (frz.), s.l. s.d.; Kopie, mit den ihm erteilten Bescheiden am Rand: AE , CP Portu-
40
gal
1 fol. 319–320 (das Memorandum umfaßt fünf Punkte; die ersten beiden entsprechen
41
Punkt 1 in der Gliederung Briennes).
.

[p. 659] [scan. 841]


1
La première

36
1 pourroit] in Ass.Nat. 273: paroist.
pourroit porter un autre nom et estre qualiffiée de plaintes
2
que le roy son maistre rend contre la France d’avoir pu consentir de faire
3
une trêve et une paix avec le roy d’Espagne sans que celuy de Portugal y
4
ayt esté compris

42
Vgl. Anm. 10 zu nr. 131.
, et il n’a obmis aucune chose à dire qui nous y devoit
5
porter, espérant ou nous faire changer de résolution, ou nous faire honte
6
d’avoir abandonné nos propres intérêtz en sacrifiant les siens, et il a fait
7
force sur une obligation en laquelle on l’a fait entrer de ne

37
7 pouvoir] in Ass.Nat. 273: point.
pouvoir faire
8
de paix ny de trêve avec le mesme roy catholique sans le consentement de
9
la France, comme sy un engagement de l’un portoit une nécessité de rela-
10
tion et de conséquence pour l’autre, oubliant que cette clause est immé-
11
diatement opposée à celle pour laquelle la France s’engage, ne le pouvant
12
faire comprendre dans le traicté, de l’assister sy les autres alliez veulent
13
s’y engager

43
Vgl. den frz.-port. Bündnisvertrag von Paris vom 1. Juni 1641 (Druck, frz.: DuMont VI.1,
44
214).
.

14
La seconde comme la troisiesme et quatriesme sont de véritables deman-
15
des . Celle-là tend à faire déclarer Sa Majesté sy la paix ne se conclut avant
16
le commencement de la campagne, que l’on fera une alliance entre les
17
couronnes et un traicté d’une ligue offensive et deffensive avec condition
18
formelle de ne faire de paix ny de trêve avec l’ennemy commun que d’un
19
mutuel consentement.

20
Par la troisiesme il presse qu’on renouvelle les instances pour la liberté de
21
l’infant don Edouart, et que pour le garentir de tout mal et de toute ap-
22
préhension , il soit dez à présent tiré du chasteau de Milan, et qu’il luy soit
23
permis de demeurer en l’Estat de la République, ou tel autre qu’il voudra
24
choisir, moyennant un serment qu’il passera que pendant la durée de l’ as-
25
semblée de Munster il ne désemparera point du lieu dont il

38
25 auroit] in Ass.Nat. 273: aura.
auroit esté
26
convenu, et privera par ce moien pendant ce temps le roy et le royaume
27
de Portugal du service qu’il leur pourroit rendre.

28
Et en dernier lieu, le mesme ambassadeur presse des ordres bien clairs et
29
précis à monsieur Servien de faire ouverture à Messieurs les Estatz que
30
sous la médiation de cette couronne l’on donne ouverture

39
30 au] in Ass.Nat. 273: à un.
au traicté de
31
paix entre le roy de Portugal et les Sieurs Estatz des Provinces-Unies, et
32
soubz des conditions raisonnables faire cesser les maux et la guerre dont
33
le Brésil, où ils sont recogneus, se trouve affligé.

34
Ce fust moy-mesme qui eus commandement de luy faire la response, qui
35
ay essayé de luy faire comprendre que la France avoit entièrement satis-

[p. 660] [scan. 842]


1
fait à son engagement, n’ayant esté obmis aucun soin de la part de Vostre
2
Altesse ny de messieurs vos collègues pour disposer les Espagnolz à con-
3
sentir que le roy de Portugal fût compris dans l’un ou au moins dans
4
l’autre traicté, jusqu’à leur déclarer que la paix ne seroit pas universelle
5
ny l’Espagne en repos luy

40
5 restant] in AE , CP All. 87: estant.
restant une guerre sur les bras, puisque la
6
France pour ne point manquer à ce qu’elle avoit promis, déclaroit estre
7
en obligation et en volonté de l’assister, et que les Espagnolz avoient
8
mieux aymé consentir que nous fissions nos effortz pour le deffendre
9
que de traitter avec luy ny seulement permettre que Sa Majesté stipulast
10
pour luy, qui estoit un expédient dont nous nous fussions volontiers ser-
11
vis affin qu’ilz ne prissent point sujet de rompre le pourparler pour ne
12
pouvoir ny devoir entrer en aucun traicté avec luy, sans m’oublier de luy
13
dire que la foiblesse avec laquelle il avoit soustenu l’authorité où il se
14
treuvoit eslevé, avoit donné lieu aux Espagnolz de le peu considérer, et
15
osté aux François les moyens de le faire beaucoup valoir.

16
Sur le second poinct, je fus plus embarrassé car j’avois ordre de luy laisser
17
espérer, sans néantmoins

41
17 le] in Ass.Nat. 273: luy.
le promettre, qu’on seroit pour y consentir, ex-
18
cusant l’ambiguïté

42
18 de sa] in Ass.Nat. 273: et la.
de sa response sur l’espérence qu’on avoit de veoir
19
bientost la paix conclue, et que c’estoit renoncer à cette espérence dont
20
un chacun estoit flatté que de poser

43
20 présentement] fehlt in Ass.Nat. 273.
présentement un cas qui la faisoit
21
perdre.

22
Aux deux autres, je luy donnay lieu de croire que son instance seroit con-
23
sidérée , et récapitulant tout ce qui a esté fait et dit sur l’une et l’autre
24
affaire, je m’estendis beaucoup, luy faisant toutesfois comprendre qu’il
25
seroit malaisé d’induire les Espagnolz à entrer dans le party qu’il pro-
26
posoit , d’autant que c’est tout ce qu’on peut espérer d’eux sy la paix se
27
conclud que la liberté de ce prince soubz diverses réserves dont ilz se sont
28
expliquez, et qu’il n’y a pas lieu qu’ilz s’avancent en une chose qui les
29
fasche tant qu’ilz auront un prétexte de s’en excuser.

30
Et quant au quatriesme point, que desjà monsieur Servien ayant eu des
31
ordres telz qu’il les pouvoit demander, il ne restoit qu’à les renouveller
32
plustost pour luy complaire que par aucune autre nécessité.

33
Je n’insisteray point sur le premier, second ny dernier de ces poinctz,
34
Vostre Altesse jugera sans doubte qu’il ne se pouvoit rien dire de plus à
35
propos que ce que j’ay fait entendre à monsieur l’ambassadeur, et qu’il
36
eust esté honteux de ne pas deffendre ce que nous avions résolu sur la
37
force des traictez

44
Tatsächlich nur ein Vertrag (s. Anm. 6).
qu’il osoit avancer.

38
Je ne pus aussy souffrir qu’il me dît qu’il luy avoit esté mandé de Mun-
39
ster , il y a desjà plus de deux ans, que la France, pour sa seureté, lairroit le

[p. 661] [scan. 843]


1
Portugal en guerre, l’ayant prié de se souvenir qu’elle l’avoit déclaré aux
2
ennemis lorsqu’ilz estoient obéis dans le Portugal, et que sy c’estoit la fin
3
qu’elle auroit celé ce qu’elle a déclaré de vouloir faire pour leur deffense.

4
Je ne dois point sortir de cette matière sans avertir Vostre Altesse que non
5
seulement ledit ambassadeur mais que tous les ministres de son maistre se
6
plaignent du peu de communication qu’ilz ont eu de ce qui se passoit à
7
Munster dans les choses qui les regardoient, et

37
7 qu’ilz s’estoient reposez] in Ass.Nat. 273: que c’estoit reposer.
qu’ilz s’estoient reposez
8
sous la foy que vous leur aviez donnée, pour vous exempter de presser
9
les sauf-conduictz pour eux, qu’ilz seroient compris dans le traicté, ce
10
qui m’obligea encor de luy dire qu’ilz estoient trop habiles pour s’estre
11
persuadez que Vostre Altesse ny messieurs d’Avaux et Servien eussiez
12
voulu vous estendre au-delà de ce qui avoit esté capitulé avec eux, et
13
qu’ilz avoient receu avec une entière satisfaction, s’engageant à beaucoup
14
au-delà pour

38
14 avoir] nach AE , CP All. 87 und Ass.Nat. 273; in der Druckvorlage fälschlich: n’avoir.
avoir recogneu qu’il ne restoit à la France d’autre voye de les
15
sauver que de leur promettre des forces, et qu’elle eust attiré sur soy la
16
hayne de tous les princes chrestiens prenans un engagement nouveau qui
17
eust levé toute espérence de paix.

18
Je repris mon discours sur le fait du prince Edouart, et je luy dis que
19
Vostre Altesse ayant esté avertie qu’il se publioit en Italie que l’on avoit
20
pris une sentence

39
20 contre ce prince] fehlt in Ass.Nat. 273.
contre ce prince et qu’un

40
20 secrétaire] in Ass.Nat. 273: homme.
secrétaire avoit esté dépesché
21
en Espagne pour la porter au roy catholique et recevoir son commande-
22
ment pour l’exécuter ou la surseoir, que vous aviez fait sentir aux Hol-
23
landois que cette infraction de ce qui avoit esté promis, sy l’on en venoit à
24
la dernière extrémité, seroit mal receue de tout le monde,

41
24 et] nach AE , CP All. 87 und Ass.Nat. 273; fehlt in der Druckvorlage.
et que la France
25
s’en tiendroit offensée, que cela équipoloit une menace dont vous vous
26
estiez abstenu de crainte qu’elle les engageast à ce que vous vouliez éviter,
27
et soit que l’instance de l’ambassadeur, les propres lettres de Vostre Al-
28
tesse ou celles venues d’Italie par le dernier ordinaire ayent touché Leurs
29
Majestez, elles veullent qu’on

42
29 n’oublie] nach AE , CP All. 87 und Ass.Nat. 273; in der Druckvorlage fälschlich: ou-
43
blie .
n’oublie rien à dire et à faire qui puisse
30
asseurer la vie de ce prince. Cela néantmoins est remis à vostre prudence,
31
c’est-à-dire les termes dont il faudra user à la compassion qu’un cas aussy
32
horrible excite dans les bonnes âmes. L’innocence du prévenu adjouste
33
beaucoup à sa qualité, et touche ceux qui sont les moins tendres.

34
C’est, ce me semble, trop parler sinon d’une seule affaire au moins d’une
35
seule

44
35 nation] nach AE , CP All. 87 und Ass.Nat. 273; in der Druckvorlage: action.
nation, et il est temps de quitter un climat aussy chaud que le leur,
36
qui ayde mesme à donner de la chaleur à leurs gens, et de passer dans un

[p. 662] [scan. 844]


1
plus tempéré, et pour faire sçavoir à Vostre Altesse que le député de Ba-
2
vière qui est à Ulme

41
Kurbayern war in Ulm durch drei Ges. vertreten (s. Anm. 3 zu nr. 134).
a pressé monsieur de Croissy de se déclarer, son
3
maistre voulant faire un traicté particulier avec la France, ayant perdu
4
l’espérence de veoir conclurre le général, s’il n’avoit pas ordre d’y enten-
5
dre ; lequel ayant donné cet advertissement, il a esté jugé à propos de faire
6
deux choses.

7
La première, de vous le participer affin que vous examiniez ce qui seroit le
8
plus utile, ou d’y entendre ou de faire comprendre aux Suédois, comme il
9
semble plus à propos, combien cela leur seroit advantageux, et quel dom-
10
mage ce seroit à l’Empereur de se trouver desnué de l’assistance de deux
11
électeurs, l’un catholique et l’autre protestant, eux ayant conclud une neu-
12
tralité avec Saxe

42
Der Waffenstillstand von Eilenburg vom 31. März/10. April 1646 (Druck: Helbig ,
43
283–288).
et la France arrestant un traicté avec Bavière, pour au cas
13
qu’ilz y donnassent les mains prescrire audit de Croissy ce qu’il auroit à
14
faire, ou sur la résistance de ceux-là nous mander ce que vous jugeriez le
15
plus utille au service de Sa Majesté, de s’acquérir un serviteur de la dignité
16
de ce prince ou de complaire aux Suédois qu’on croit devoir estre persua-
17
dez d’y concourir quand la paix généralle ne se conclurroit pas à présent,
18
puisque l’espérence n’en seroit pas perdue, et qu’il doit passer pour establi
19
que le moien le plus solide pour conserver par les couronnes

38
19 alliées] fehlt in Ass.Nat. 273.
alliées ce
20
qu’elles auront pour leur satisfaction, consiste à désunir de l’Empereur
21
les princes protestans et catholiques, mesme Bavière par préférence à
22
tous les autres, soit parce qu’il est puissant et très habile que pour estre
23
le seul qui puisse parvenir à l’Empire, et que sy sa modération l’y a fait
24
une fois renoncer, qu’il pourroit estre dans un autre sentiment, ou son
25
filz

44
Ferdinand Maria (s. Anm. 3 zu nr. 16).
pressé d’une plus forte ambition, donner les mains à ceux qui l’y
26
voudroient eslever.

27
L’autre chose qui a esté résolue a esté de faire sçavoir audit de Croissy ce
28
qui vous estoit mandé affin qu’il évitast de se trop déclarer ny de se laisser
29
pénétrer qu’on délibère sur cette ouverture, estant certain que rien n’ of-
30
fense un prince que quand il descouvre qu’on met en doubte sy on doit
31
accepter son service.

32
Je sçay qu’on mande que les Espagnolz veulent la paix, et je le croy parce
33

39
33 qu’il me semble] fehlt in AE , CP All. 87.
qu’il me semble que la nécessité de leurs affaires et l’estat florissant des
34
nostres

40
34 les y] in Ass.Nat. 273: ne les.
les y nécessite; pourtant je n’en voudrois pas respondre, comme
35
de la reyne de Suède laquelle seroit la première du monde en l’art de fein-
36
dre si monsieur Chanut avoit esté trompé par elle, les lettres duquel as-
37
seurent qu’elle est en cette disposition. Je n’ay eu que la coppie de celle

[p. 663] [scan. 845]


1
qu’il a escritte à Vostre Altesse et à messieurs vos collègues

37
Da dies in zahlreichen Briefen Chanuts versichert wird, läßt sich der konkret gemeinte
38
Brief nicht identifizieren; unter Berücksichtigung des Eingangsdatums 1647 Februar 21
39
könnte gemeint sein: Chanut an Longueville, d’Avaux und Servien, [Stockholm] 1647 Ja-
40
nuar 19 (s. Anm. 16 zu nr. 112). Darin wird des weiteren berichtet, Kg.in Christina habe
41
Chanut auch der Friedensliebe des Reichskanzlers versichert.
, mais celle-là
2
me semble bien petite et claire.

3
Pourveu que les députez des Estatz s’acquittent fidellement de ce que
4
vous avez désiré d’eux, il y a lieu d’espérer que l’artiffice de ceux d’entre
5
eux qui ont mauvaise volonté ne portera aucun préjudice aux affaires du
6
Roy, mais s’ilz déguisent comme ilz ont eu l’hardiesse de ne se pas arres-
7
ter de signer

42
Anspielung auf die Unterzeichnung der span.-ndl. Provisional-Art. am 8. Januar 1647
43
(vgl. Beilage 1 zu nr. 169).
sur vos remonstrances et que leurs principaux donnent
8
autant de créance à leur dire qu’ilz ont eu de précipitation de leur com-
9
mander ce que les autres ont exécuté, il y a lieu de craindre diverses cho-
10
ses . Mais la présence de monsieur Servien et ce que vous avez déclaré
11
parlant ausdits députez pourra modérer les uns, et empescher les autres
12
de se laisser prévenir. Divers respectz me le font désirer, qui seront aisé-
13
ment pénétrez par vostre grande prudence.

14
Über das künftige Schicksal des Königs von England läßt sich noch nichts
15
sagen; seine Unnachgiebigkeit ist unverständlich. Jüngsten Berichten zu-
16
folge
haben ihn die Schotten den Engländern ausgeliefert. Il est mandé à
17
monsieur de Bellièvre qui est à Londres de ne point songer à revenir, et de
18
demeurer là tant pour favoriser les affaires de ce roy que pour empescher
19
que les Anglois ne se lient entièrement avec les Espagnolz, lesquelz les re-
20
cherchent avec une bassesse inouye; et voulantz justiffier leur conduite, ilz
21
disent qu’ilz ont tousjours conservé la pensée de se vanger de ce roy, parce
22
qu’il avoit consenty que dans ses rades leurs vaisseaux

34
22 vinssent estre] in Ass.Nat. 273: eussent esté.
vinssent estre atta-
23
quez par les Hollandois. S’ilz ont tant de hayne contre un roy sur lequel ilz
24
ont tousjours eu beaucoup de pouvoir, et qu’ilz n’oublient pas une offense
25
aussy légère que celle-là,

35
25 qu’ilz] in Ass.Nat. 273: que.
qu’ilz doivent appréhender Messieurs les Estatz,
26
qui luy en font une bien plus sensible. Cela rapporté parmy eux pourra
27
faire deux effectz, l’un de ne point haster la conclusion de leur traicté, l’ au-
28
tre de prendre résolution de s’unir plus que jamais à la France.

29
Je ne doubte point que monsieur Servien n’adjouste à la relation qu’il
30
vous fait de ce qu’il ménage de delà pour le service du Roy, ce qui se passe
31

36
31 et] fehlt in der Vorlage; übernommen aus AE , CP All. 87 und Ass.Nat. 273.
et se dit dans le pays. Et pour ne vous ennuyer point de choses superflues
32
et inutilles, j’esvite de vous faire part de ce qui m’est mandé, qui ne dois
33
pas obmettre de vous faire sçavoir que monsieur de Caumartin

44
Jacques Le Fèvre (1588–1667), seigneur de Caumartin, 1641–1648 frz. Ges. in der Schweiz
45
( HBLS II, 520).
a si bien

[p. 664] [scan. 846]


1
parlé aux députez des Suisses qui s’estoient assemblez vers le Tyrol, qu’ilz
2
ont desjà licentié la plus grande partie des forces qu’ilz avoient mises en-
3
semble .

4
Du mesme monsieur de Caumartin j’ay sceu combien monsieur d’ Avau-
5
gour avoit sauvé de maisons religieuses et d’églises de la violence des Sué-
6
dois , dont je donne information à Vostre Altesse affin qu’elle en tire ad-
7
vantage au lieu où elle est, soit sur l’esprit des députez catholiques que de
8
Monsieur le Nonce.

9
J’ay veu une lettre de Florence qui porte que le Grand-Duc avoit impa-
10
tience de s’aboucher avec le cardinal Grimaldi

33
Girolamo Grimaldi (1597–1685), 1643 Kardinal, war 1641–1643 päpstlicher Nuntius in
34
Paris gewesen und trat für eine pro-frz. Politik des Vatikan ein; er wurde 1648/1655 Ebf.
35
von Aix-en-Provence ( ABF I 479, 330–338; ABI II 298, 187; Zedler XI, 931; Coville ,
36
8 Anm. 2; Gauchat IV, 25f., 89).
; peut-estre que leur entre-
11
veue opérera ce que nous désirons. Il y a desjà du temps que ce prince en
12
cas que la guerre continue se déclare François.

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