Acta Pacis Westphalicae II B 2 : Die französischen Korrespondenzen, Band 2: 1645 / Franz Bosbach unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy und unter Mithilfe von Rita Bohlen
150. Lionne an Servien Paris 1645 Juni 24
Paris 1645 Juni 24
Ausfertigung: AE , CP All 51 fol. 567–567’ = Druckvorlage.
Empfangsbestätigung. Schreiben der schwedischen Gesandten an Cérisantes mit lobenden
Äußerungen über Servien. Einflußnahme auf Longueville. Abberufung Rortés. Beibehaltung der
vertraulichen Korrespondenz auch nach der Ankunft Longuevilles. Interpretation der Behand-
lung d’Avaux’ durch den Hof.
Le courrier Héron que vous croyez devoir devancer vostre dépesche du 10 e
juin, n’est point encore arrivé. Cependant Son Eminence a veu le mémoire
que vous m’aviés addressé dudict jour. Je n’ay rien à vous dire touchant
|:monsieur d’Avaux et ses changemens:| que ce que je vous ay desjà mandé
par mes précédentes, n’estant rien survenu de nouveau. |:Cérisantes m’a
confié une lettre qu’il a receue de messieurs les ambassadeurs de Suède dont
vous treuverez cy-joincte la coppie. Son Eminence l’a veue et:| a esté bien
aise de |:l’honorable mention qu’ilz font de vous:|. Je m’asseure que
|:monsieur Oxenstiern:| l’aura désiré de la sorte, voyant |:le tort qu’il avoit
de vous et de quelle façon vous l’avez servy. Cérisantes y respondra:|
comme il fault. J’ay pris soing de |:le bien emboucher:|.
Son Eminence trouve bon que vous fassiés entendre à |:monsieur de
Longueville:| que quelques-uns de vos amis de Paris vous ont voulu donner
soupçon que |:l’arbitrage entre luy et le prince Thomas qui est entre les
mains de monsieur le président de Mesme l’obligeast à se partialiser pour
monsieur d’Avaux:|, mais que vous vous en estes mocqué et que vous
espérez etc. Je n’ay point ouÿ que |:l’on vous ayt faict aulcune pièce sur le
rappel de Rorté, dont:| la nouvelle disoit-on estoit |:sortie de chez vous.
Quelque jalousie que pust prendre monsieur de Longueville du commerce
des lettres que vous me faictes l’honneur de tenir avec moy:|, il n’est pas à
propos de |:l’interrompre et je ne le tiens pas mesmes assez injuste pour le
désirer, on peult bien leur en cacher:| les apparences, et vous pourriés
|:addresser voz lettres ou à mon oncle l’abbé ou à monsieur l’abbé
Mondin :| par le moyen de |:l’ambassadeur de Savoye:|.
Je vous puis asseurer que le jugement que vous avés faict du procéder que
l’on a tenu en l’affaire de |:monsieur d’Avaux:|, n’a pas de fondement pour
deux raisons. L’une que l’on ne se soucie pas tant que vous croyez de
|:pousser l’affaire de monsieur de Beaufort:|, et que je pense qu’il suffit de
|:justiffier au monde les motifs qui ont obligé la Reyne:| avec beaucoup de
justice |:de le faire arrester
estre entièrement à Son Eminence, il:| n’est pas sans ses fins particulières et
je croy bien qu’on luy aura donné quelque espérance de |:la première
présidence pour lesquelles il abbandonnera son frère:| en un besoing.