Acta Pacis Westphalicae II B 5,2 : Die französischen Korrespondenzen, Band 5, 2. Teil: 1647 / Guido Braun unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy und Achim Tröster, unter Mithilfe von Antje Oschmann am Register
297. Servien an Longueville und d’Avaux Den Haag 1647 Mai 30

10
–/ 297 / [ 308 ]

11

Servien an Longueville und d’Avaux


12
Den Haag 1647 Mai 30

13
Duplikat [für Brienne]: Ass.Nat. 277 fol. 575–579’ = Druckvorlage. Eigenhändiges Konzept:
14
AE , CP All. 100 fol. 186–191. Kopie: AE , CP Holl. 44 fol. 431–435.

15
Stete Ungewißheit über die Entscheidung der einzelnen Provinzen und der Generalstaaten in
16
der Frage des Garantieabkommens; dennoch zu erwartende günstige Resolution der Staaten
17
von Holland. Freude Prinz Wilhelms II. von Oranien über die Absicht der Generalstaaten,
18
am diesjährigen Feldzug nicht teilzunehmen, und die daraus seiner Ansicht nach resultierende
19
Verlängerung des Krieges; Bitte um Geheimhaltung dieser Mitteilung. Möglicherweise Ge-
20
winnung von sechs Provinzen für Prinz Wilhelm II.; trotz dessen Zuversicht jedoch Unwahr-
21
scheinlichkeit eines niederländischen Feldzuges. Geheimes Kooperationsangebot Serviens an
22
die Provinz Holland; seine Gratwanderung beim Versuch ihrer Gewinnung und der gleich-
23
zeitigen Wahrung der Interessen des Prinzen von Oranien. Bestehen auf der französischen
24
Forderung zum Waffenstillstand für Portugal gegenüber Spanien geboten; Andeutung einer
25
für Portugal zufriedenstellenden Lösung der Frage im Rahmen ihrer schiedsrichterlichen Ent-
26
scheidung durch die Generalstaaten. Einseitige Berichterstattung Meinerswijks an jene; da-
27
durch entstandener Rechtfertigungszwang Serviens für die Herausnahme der Barberini- und
28
Monacofrage aus der Reihe der von den Generalstaaten zu entscheidenden, mit Spanien strit-
29
tigen Punkte; diesbezügliche, positiv aufgenommene Argumentation Serviens; bei der Klä-
30
rung derartiger Detailfragen Verweis auf die bereits vereinbarten allgemeinen Bestimmungen
31
des Friedensvertrages vorteilhaft. Unannehmbare Versuche der Kaiserlichen zur Änderung
32
der Zessionsartikel für Metz, Toul und Verdun; Unterschied zwischen ihren geistlichen und
33
ihren weltlichen Herrschaftsgebieten bzw. -rechten; Bestehen auf der endgültigen Abtretung
34
aller kaiserlichen und Reichsrechte im gesamten Diözesangebiet; Implikationen der nicht er-
35
folgten Nennung der drei Städte in der kaiserlichen Fassung der Zession.

36
J’euz l’honneur d’escrire amplement à Vostre Altesse et à Vostre Excel-
37
lence lundy dernier

40
Vgl. nr. 295 vom 27. Mai 1647.
. Encores qu’il ne soit rien arivé icy de nouveau de-
38
puis ce temps-là, je ne laisse pas d’envoyer cette lettre à l’ordinaire de

[p. 1379] [scan. 559]


1
Ruremonde pour vous faire sçavoir qu’on espère mardy prochain

41
1647 Juni 4.
, au re-
2
tour des desputez de Hollande, de voir quelque fin aux affaires dont je
3
suis chargé. Ilz ont tous porté à leurs supérieurs la proposition dont je
4
vous ay envoyé la coppie

42
Beilage 1 zu nr. 295.
, avec intention d’y faire prendre une dernière
5
résolution. |:Je ne sçay pourtant ce qui en réussira, car tout est si remply
6
de confusion:|, tant dans l’assemblée généralle que dans les provinces, et il
7
y a une |:si grande division d’opinions, d’intérestz et de desseings, qu’on
8
ne peut plus faire aucun jugement asseuré de ce qui doibt arriver, quelque
9
parolle qu’on ayt receue des principaux de chaque province qui bien
10
souvent, contre leur attente:|, rencontrent des obstacles aux choses qu’ilz
11
avoient cru plus faciles, et qu’ilz avoient eux-mesmes proposées. Néant-
12
moins , |:si la province de Hollande prend une résolution favorable pour le
13
traicté de garentie:|, comme il y paroist quelque disposition, il sera ma-
14
laysé que les aultres qui ont jusques à présent esté d’advis de donner sur
15
ce subject contentement à la France, puissent y aporter de l’opposition,
16
|:si ce n’est que ceux qui veullent différer la paix en différant l’entière
17
réunion de la France et de cet Estat, travaillent secrètement à y faire nais-
18
tre quelque embarras nouveau, ce qui est très facile en ce pays:|.

19
Et vous cognoistre〈z〉 |:le peu de confiance qu’on peut avoir en qui que
20
ce soit, quand vous aurez faict réflection sur un discours de monsieur le
21
prince d’Orange que:| je pense vous avoir desjà mandé

43
Konnte zuvor nicht nachgewiesen werden.
. |:Il luy eschapa de
22
me dire l’autre jour que c’estoit un grand bonheur que Messieurs les
23
Estatz n’eussent poinct mis en campagne cette année, à cause que s’ilz
24
l’eussent faict,

40
24 les Espagnolz] in der Vorlage fälschlich wiederholt.
les Espagnolz auroient esté contrainctz d’accorder tout à
25
la France et la paix seroit desjà conclue, qui seroit la ruine de cet Estat:|.

26
Je vous supplie très humblement que cet advis demeure secret, car il est
27
certain que |:les mouvementz de ce prince ne procèdent pas de mauvaise
28
volonté envers nous, mais de la seulle passion qu’il a pour la continuation
29
de la guerre, qui luy semble absolument nécessaire, tant pour sa gloire que
30
pour le restablissement de son auctorité que la Hollande a envie d’ abbais-
31
ser , et dont elle ne sçauroit venir à bout que pendant la paix:|.

32
Nous verrons la sepmaine prochaine ce qu’aura produit |:son voyage dans
33
les provinces où il est allé desjà. Celle de Frise où il faict agir par le comte
34
Guillaume

44
Gf. Wilhelm Friedrich von Nassau-Diez (s. Anm. 4 zu nr. 187).
, qui en est gouverneur:|, a faict déclarer en l’assemblée de
35
Messieurs les Estatz Généraux |:qu’il faudroit rompre la paix si l’ennemy
36
ne veut pas rendre le Hault-Quartier de Gueldres; la Zeelande et Utrecht
37
sont aussy dans tous les bons sentimentz qu’on peut souhaitter. Si avec
38
ces trois, monsieur le prince d’Orange faict prendre une bonne résolution
39
à la Gueldres et à Overisel, qui avoient esté un peu esbranlées par les

[p. 1380] [scan. 560]


1
menées des Hollandois, en voylà cinq qui seront asseurément suivies de
2
celle de Groningue et qui:|, par conséquent, |:rompront facilement touttes
3
les menées de la Hollande. Monsieur le prince d’Orange croit qu’avec le
4
consentement des six provinces, il pourra mettre en campagne contre l’ ad-
5
vis de celle de Hollande, mais elle paroist résolue de s’y opposer avec tant
6
de viollence que j’y voy peu d’apparence:|.

7
Je tasche de |:tirer quelque proffit de ces divisions qui empeschent bien
8
qu’on ne prenne point de résolution contre nous, mais qui:| ne font pas
9
que nous puissions |:estre assistez d’une diversion, comme:| l’occasion
10
présente le requerroit, |:ayant faict représenter soubz main aux principaux
11
de la Hollande que si elle agissoit de concert avec nous, touttes ces diffi-
12
cultez cesseroient aysément, et:| et [!] nous pourrions bientost parveni〈r〉
13
ensemble à une paix honnorable. Il me semble que la pluspart commence
14
à cognoistre la vérité et l’utilité de cette proposition, et que |:si les cor-
15
rompus ou les ignorans y apportoient de l’obstacle, la Hollande, pour
16
avoir une paix généralle par nostre moyen, viveroit à l’advenir en meil-
17
leure intelligence avec nous qu’elle n’a faict par le passée, et:| fairoit une
18
partie de ce que nous désirons. Néantmoins, comme |:elle est fort brouil-
19
lée avec monsieur le prince d’Orange que j’ay ordre de considérer en
20
touttes choses et qu’elle a des desseings tout contraires aux siens, il fault
21
marcher entre deux avec grande circonspection:|, allans tousjours là où les
22
ordres de la court nous ordonnent, qui est l’advancement de la paix, |:mais
23
s’il se peut sans luy desplaire ouvertement:|.

24
J’ay eu l’honneur de vous exprimer mes sentimens par une

41
Vgl. nr. 282.
de me〈s〉
25
précédentes sur l’affaire de Portugal. Je crois tousjours que nous avons
26
assez faict de |:remettre au jugement de Messieurs les Estatz le point de
27
la trêve:|. Aprez cela, on ne nous peut pas imputer la rupture ny la cessa-
28
tion de la négotiation, et je n’ay jamais eu la pensée qu〈e〉 pour aller au-
29
devant d’une faulce accusation, il faille s’accommod〈er〉 à tous les capri-
30
ces du comte de Pennoranda. Il est bien vray que noz ennemis ayans faict
31
entendre icy que nous menacions à tous coups de rompre, de nous retirer,
32
et d’adjouster à noz demandes, j’ay cru que |:pour ne blesser pas des
33
espritz malades comme ceux-cy, il seroit peut-estre utile de s’en abstenir
34
et:| de ne nous rendre pas les premiers autheurs de la rupture si elle doibt
35
ariver, c’est-à-dire, |:en nous retirans ou en faisant quelque nouvelle pro-
36
position :|. Mais je n’estime pas qu’en demeurans fermes sur les pointz où
37
nous avons raison, personne nous puisse imputer la résolution extra-
38
vagante que noz parties pourront prendre.

39
Et s’il y avoit quelque chose à adjouster à la déclaration que vous avez
40
faitte |:pour le Portugal

42
Gemeint ist wahrscheinlich die mündliche Erklärung, die Waffenstillstandsfrage einem ndl.
43
Schiedsspruch zu unterwerfen, nicht die in Anm. 3 zu nr. 262 gen. schriftliche Erklärung
44
zum frz. Assistenzrecht.
:|, je croirois seullement que ce seroit de |:faire

[p. 1381] [scan. 561]


1
entendre à l’oreille aux Médiateurs qu’ilz peuvent comme d’eux-mesmes
2
s’engager aux ministres d’Espagne:| que ce sera le premier point sur lequel
3
ilz feront |:prononcer les Hollandois avant qu’on entame tous les autres
4
qui leur seront remis, et mesme que le jugement sera selon le désir de nos
5
parties:|. Mais certes la haulteur de Pennoranda est trop grande de ne vou-
6
loir pas seulement que pour |:laisser de nos amis dans la guerre:|, nous y
7
soyons plustost condemnez par noz aultres alliez que par nous-mesme. Si
8
nous y procédons d’aultre sorte, ce que nous avons faict envers |: Mes-
9
sieurs les Estatz passera pour une faulce defférence:|, ce que nous ferons
10
maintenant |:sera imputé à foiblesse, passera pour un effect du siège d’ Ar-
11
mentières et:|, selon mon oppinion, n’avancera pas beaucoup la négotia-
12
tion qui certainement est plustost retardée par ce qu’on attend d’icy que
13
par l’affaire de Portugal, qui ne sert que de prétexte.

14
Monsieur de Mendersvik ayant envoyé à ses supérieurs le mesme escript
15
que vous me fistes la faveur de joindre à vostre despesche du 21 e de ce
16
mois

39
Beilage 2 zu nr. 285.
, a représenté les choses différemment de ce qu’il vous a pleu m’en
17
escrire

40
Vgl. nr. 285.
, ce qui m’a obligé à de nouvelles justiffications, qui certes sont un
18
peu fascheuses à ceux qui ont l’honneur de servir un gran〈d〉 roy, car il
19
semble que nous sommes réduitz à rendre compte de touttes nos actions
20
devant ces gens-cy, comme s’ilz estoient noz juges souverains, et qu’ilz
21
eussent une authorité légitime de nous condemne〈r〉 ou de nous absouldre.
22
Ledit sieur de Meindersvik

41
Dessen Schreiben wurde(n) nicht ermittelt.
a fort exaggéré les deux exceptions que vous
23
avez faittes de l’intérest de messieurs les Barberins, et de celuy du prince
24
de Monaco. J’ay faict entendre noz raisons sur l’un et l’aultre, qui ont esté
25
treuvées pertinentes par ceux à qui j’en ay parlé. Il me semble pourtant
26
que si nous eussions pu ou pouvions encores mettre ces deux affaires dans
27
le nombre de celles qui sont desjà accordées, nous nous fussions mieux
28
garentiz du blasme qu’on nous donne d’adjouster tous les jours quelque
29
chose de nouveau.

30
En effect, ayant esté convenu par les 20 premiers articles dont on est d’ ac-
31
cord

42
Beilage 1 zu nr. 225, hier Art. 17 und 18 (vgl. die Kopie: AE , CP All. 88 fol. 64–70’, hier
43
fol. 68’–69’).
, et mesme par un de ceux qui sont dans le project des Espagnolz

44
Beilage 1 zu nr. 156, hier Art. VII (vgl. den Druck: NS IV, 224–233, hier 227).
,
32
que tous ceux qui ont suivy ou adhéré à l’un des deux parties seront remis
33
en la jouissance de leurs biens, on ne peut pas refuser à messieurs les Bar-
34
berins ny au prince de Monaco de les faire jouir de leurs bénéfices, pour
35
ce qu’ilz possèdent dans l’obéissance du roy catholique, sans contrevenir
36
directement à ce qui a desjà esté acordé. Et pour la place de Monaco, elle
37
doibt nécessairement estre comprise dans les conquestes que les deux roys
38
ont faittes l’un sur l’aultre, puisque ce sont des trouppes françoises qui

[p. 1382] [scan. 562]


1
ont chassé avec l’ayde dudit prince la garnison espagnolle de cette place.
2
Et pour cette raison, j’ay adjousté, dans l’escript que j’avois donné à ma-
3
dame la princesse d’Orange

33
Beilage 1 zu nr. 283, hier Art. IV (vgl. den Druck: NS IV, 106–112, hier 107).
, ces motz: «ce qui touttesfois s’entend seule-
4
ment des places et payz qui ont cy-devant apartenu à la France ou à
5
l’Espagne, ou qui ont esté occupez par les armes de l’une ou l’aultre cou-
6
ronne , sans y comprendre les Estatz des maisons de Savoye et de Man-
7
toue », etc.

8
Quand cette place ne seroit pas tumbée entre noz mains par une attaque
9
formelle de la garnison qui estoit dedans, et que ce seroit seullement par
10
un nouveau traitté où la force n’auroit pas esté employée, nous ne lairions
11
pas d’avoir le mesme droit de la retenir, en vertu du consentement desjà
12
donné par les Espagnolz à la rétention de tout ce que l’on possède, puis-
13
qu ’elle a esté retirée des mains des Espagnolz, personne n’ayant aulcun
14
doubte, en ce payz, que nous ne devions garder tout ce que nous avons
15
pris sur eux pendant cette guerre.

16
Il me semble que pour ne donner pas suject |:à des humeurs deffiantes et
17
préoccupées:| de croire que nous voullons tousjours aporter quelque nou-
18
vel obstacle à l’accomodement, il importe |:de nous tenir le plus qu’il nous
19
sera possible sur les questions généralles et soubstenir qu’elles ont desjà
20
esté décidées, nous plaignans hardiment des doubtes qu’on en veut faire:|.
21
Je suis

32
21 d’un] im Konzept: du.
d’un mesme advis à l’esgard des Impériaux, s’ilz prétendent de
22
réserver les moindres choses à l’Empereur ny à l’Empire dans toutte
23
l’estendue des Trois-Eveschez. Nous avons très grande raison de nous en
24
offenser, comme d’un manquement de parolle, car la première offre a esté
25
de céder au Roy tous les droitz qui ont cy-devant apartenu à l’Empereur
26
et à l’Empire dans lesditz éveschez

34
Vgl. Anm. 10 zu nr. 295.
, dans lesquelz doivent estre nécessai-
27
rement compris tous les comtez et aultres terres scituées dans lesditz éves-
28
chez qui relèvent immédiatement de l’Empire. Et pour monstrer que les
29
Impériaux mesmes l’ont au commencement entendu de la sorte, il ne fault
30
que voir les remonstrances et oppositions de Durlak

35
Mgf. Friedrich V. von Baden-Durlach (s. Anm. 21 zu nr. 65).
, du comte de Nas-
31
sau -Sarbrug

36
Vermutlich ist hier der älteste Sohn des im Metzer Exil verstorbenen Gf.en Wilhelm Lud-
37
wig von Nassau-Saarbrücken (1590–1640, Gf. 1627; DBA I 1371, 128), Johann Ludwig
38
(1621–1690, Gf. 1640–1680, Gf. in Ottweiler 1659), gemeint. Die Nachfolge wurde jedoch
39
erst endgültig geregelt im gothaischen Teilungsrezeß 1651 mit seinen beiden jüngeren
40
Brüdern – Gustav Adolf (1632–1677), dem die Gft. Nassau-Saarbrücken zufiel ( Regie-
41
rungsübernahme 1660) und der damit zum Begründer der Linie Nassau-Saarbrücken-
42
Saarbrücken wurde ( DBA I 440, 254), und Walrad (1635–1702, Gf. in Usingen 1659;
43
DBA I 1329, 148). Gf.en von Nassau-Saarbrücken waren aufgrund einer Landesteilung
44
1629 aber auch die Brüder Gf. Wilhelm Ludwigs, Johann (1603–1677, Gf. in Idstein 1629)
45
und Ernst Kasimir (1607–1655, Gf. in Weilburg 1629), die auf dem WFK vertreten waren
39
( APW III A 3.1 Anm. 33 zu nr. 3). – Die gfl. Lande waren 1637 aufgrund eines RKG -
40
Urteils wegen der Kooperation der Gf.en mit Schweden beschlagnahmt worden, und Saar-
41
brücken war an den Hg. von Lothringen gefallen; ihre Restitution erfolgte sukzessive
42
zwischen 1648 und 1670 ( Stammtafeln NF I T. 111, 112a, 112b, 113a, 113b; Schmidt ,
43
518–523).
et de quelque〈s〉 aultres, qui ont soustenu que l’Empereur

[p. 1383] [scan. 563]


1
ne pouvoit pas faire cet〈te〉 offre ny cette cession à leur préjudice. Et
2
c’est asseurément ce qui a faict changer d’advis les Impériaux, et qui les
3
oblige de tenter aujourd’huy si par lesdittes exceptions, ilz pourroient re-
4
gagner ou conserver quelque chose de ce qu’ilz ont desjà offert. Car de
5
restraindre leur offre au temporel des éveschez, c’est se mocquer de nous.
6
Il y a une grande différence, comme j’ay desjà eu l’honneur de vous es-
7
crire

44
Vgl. nr. 295.
,

35
7–8 entre céder … évesché. Car] im Konzept: entre céd〈er le〉 droit qu’on a sur un évesque
36
et ce qui luy apartient, et céder les droits qu’on a sur un évesché, car; Kopie ebenso, aber
37
mit folgender Abweichung: … évesque ou ce qui …
entre céder les droitz qu’on a sur un évesché et ce qui luy apartient,
8
et céder les droitz qu’on a sur un évesché. Car encores que le mot d’« éves-
9
ché », ou de «diocèse», signiffie plustost l’estendue de la jurisdiction spi-
10
rituelle que de l’authorité temporelle, néantmoins cette jurisdiction est
11
bornée par certaines limites de payz qui sont réelles et temporelles, et
12
tout ce qui est dans l’encloz desdittes limittes, quoyqu’il ne dépende pas
13
temporellement de l’évesché, diocèse, ou jurisdiction spirituelle, doibt né-
14
cessairement passer au pouvoir de celuy à qui on cède tous les droitz
15
qu’on a sur l’évesché ou dans icelle.

16
C’est pourquoy je reviens tousjours à dire que nous ferions très grand
17
préjudice au Roy, si nous consentions aux moindres tempéramens ou ex-
18
pédiens que les Impériaux peuvent prétendre là-dessuz. Au contraire, leur
19
prétention nous doibt obliger pour bien assurer les intérêz de Sa Majesté,
20
à convenir de faire insérer, et dans le traitté de paix, et dans la cession
21
particulière desditz éveschez, des clauses expresses qui privent pour ja-
22
mais l’Empereur et l’Empire de tout ce qu’ilz pourroient prétendre, et
23
qui leur a cy-devant apartenu dans toutte l’estendue desditz

38
23–24 éveschez. Et soit] in der Kopie: éveschez, en 〈ce〉.
éveschez. Et
24
soit que tous les comtez et aultres terres qui ont jusques icy relevé immé-
25
diatement de l’Empire, ne recognoissent plus cy-aprez aultre authorité ny
26
supériorité que celle de noz roys, si les Impériaux s’obstinoient à nous
27
faire une nouvelle chicannerie là-dessuz, ilz ne paroistroient pas vouloir
28
traitter de bonne foy avec nous, et ce seroit une mauvaise récompense des
29
assistances que nous leur avons données à Oznabrug, en beaucoup de
30
rencontres fascheuses.

31
Il fault aussy prendre garde que les Impériaux n’ayans pas mis dans le
32
project de leur cession

45
Beilage 3 zu nr. 285.
«in episcopatus et civitates Metensiu〈m〉, etc.»,
33
si leur prétention avoit lieu, ces trois villes qui sont impérialles et qui
34
n’apartiennent pas aux évesques, au moins celle de Metz, ny ne dépendent

[p. 1384] [scan. 564]


1
pas d’eux, se treuveroient aussy tacitement réservées à l’Empereur, à cause
2
que cy-devant, elles ont immédiatement relevé de luy. Je me souviens fort
3
bien que lesditz Impériaux ont recognu que ces villes devoient apartenir
4
au Roy, d’où l’on peut tirer une conséquenc〈e〉 contre eux, pour les com-
5
tez et aultres terres qui sont dans lesditz éveschez, qui ne peuvent pas
6
avoir plus de droit pour demeurer soubz l’Empereur à l’advenir que les-
7
dittes villes, puisque les unes et les aultres ont de mesme sorte relevé im-
8
médiatement de l’Empire, et que si l’Empereur a pouvoir de céder ses
9
droitz sur les villes, il peu〈t〉 bien aussy céder celuy qu’il a sur les com-
10
tez , et aultres terres scituées dans l’estendue desditz éveschez.

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