Acta Pacis Westphalicae II B 5,1 : Die französischen Korrespondenzen, Band 5, 1. Teil: 1646 - 1647 / Guido Braun unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy und Achim Tröster, unter Mithilfe von Antje Oschmann am Register
22. d’Avaux an Mazarin Münster 1646 Dezember 10

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d’Avaux an Mazarin


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Münster 1646 Dezember 10

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Ausfertigung: AE , CP All. 80 fol. 50–52 = Druckvorlage. Eigenhändiges Konzept: AE , CP
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All. 68 fol. 19–20’. Kopie: AE , CP All. 78 fol. 508–511.

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Gespräche mit Ridolfi über verschiedene Heiratsprojekte; nicht näher zu identifizierende
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spanische Informationsquellen am französischen Hof. Zustimmung zu Mazarins Vorschlag,
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kaiserliche Länder für den Herzog von Lothringen zu kaufen. Offensichtlich schwedischer
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Wille, die Überlassung ganz Pommerns gewaltsam durchzusetzen; dauerhafter Friede auf
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dieser Grundlage unmöglich; den Schweden deutlich zu machen, daß Frankreich sich wei-

[p. 106] [scan. 288]


1
gert , solches Partikularinteresse zu unterstützen. Visite bei Volmar: Andeutung günstigerer
2
Friedensbedingungen für das Reich bei vorherigem französischem Abschluß mit Spanien;
3
Druck Trauttmansdorffs auf die Spanier zur Kompromißbereitschaft; insgeheime Unterrich-
4
tung über ihren Entschluß zur Überlassung Porto Longones und Piombinos durch Volmar.

5
Il pourroit estre, comme dit Vostre Eminence

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Vgl. Mazarin an d’Avaux, Paris 1646 November 30; Ausf.: AE , CP All. 79 fol. 122–123’.
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Mazarin bat d’Avaux um nähere Sondierungen in dieser Sache, ohne seinen Auftrag hierzu
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kundzumachen.
, que |:Ridolfi

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Atanasio Ridolfi (gest. nach 1654), seit August 1646 Ges. des Großhg.s von Toskana auf
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dem WFK; er war zuvor, seit 1641, Res. in Wien gewesen ( Repertorium I, 534 und 537;
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APW III D 1, 347; APW II A 4 nr. 305).
m’a parlé du
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mariage de la fille de l’Empereur

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Mit Kg. Ludwig XIV. von Frk.; vgl. den Bericht d’Avaux’ an Mazarin vom 23. November
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1646 über seine diesbezügliche Unterredung mit Ridolfi (Druck: APW II B 4 nr. 270).
:| sans en avoir eu ordre, mais selon que
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je puis juger de sa conduitte, ce n’a pas esté au moins sans avoir cogneu la
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disposition |:du comte de Trautmansdorff:|. Ce qui me fait croire qu’il
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n’en a pas eu charge, c’est qu’avant-hier, |:en m’avertissant que les Espa-
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gnols :| sont assez bien informez d’une partie de ce qui se fait en France, il
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me conta que non seulement ilz ont sceu que depuis la mort du prince
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d’Espagne, Vostre Eminence a travaillé quinze jours entiers sans se laisser
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voir, mais |:a fait examiner le contract de mariage de la Reine

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Der Heiratsvertrag zwischen der span. Infantin Anna von Österreich und Kg. Ludwig
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XIII. von Frk., Madrid 1612 August 20 (Druck, frz.: DuMont V.2, 215ff.).
sur les
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droits de laquelle l’on pourroit composer, moiennant que le roy d’ Espa-
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gne donnast l’infante au Roy:|, et affin de l’y obliger davantage, l’on con-
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sentiroit |:au mariage de Mademoiselle

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Anne-Marie-Louise d’Orléans, duchesse de Montpensier (1627–1693), gen. Mademoiselle
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oder Grande Mademoiselle, Tochter Gaston d’Orléans’ aus erster Ehe ( ABF I 759,
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192–217; II 475, 128f.; Sackville-West ; Bouyer ; Dethan , Orléans, passim – vgl. Index,
46
422).
avec luy:|.

17
Je répliquay |:à Ridolfi:| que sans doute les Espagnolz paient bien cher de
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mauvais avis, et n’obmis aucun soin pour descouvrir d’où ilz viennent;
19
mais soit qu’il ne le sçache pas, soit qu’il ayt voulu m’en faire un segret
20
[!] , je ne pus en tirer aucune lumière.

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Il dit que les plénipotentiaires d’Espagne sont pleins de cette opinion que
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noz conseilz tendent à ce que dessus, et qu’ilz n’y paroissent pas trop
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contraires, |:mais qu’au fons ils n’ont autre pensée que de marier leur
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roy, et en France, s’il leur est possible:|.

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Je présupposois qu’un tel discours le porteroit à répéter ce qu’il m’avoit
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dernièrement tesmoigné |:touchant la fille de l’Empereur:|, mais il n’en fit
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aucune mention. |:Je l’arrestai à disner:| pour l’entretenir plus au long, et il
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continua de me parler des avis que |:Peñaranda reçoit de la cour:|, lesquelz
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il tient bons.

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Peut-estre s’est-il contenté pour ce coup de me faire voir |:le mariage de
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l’infante fort esloigné et fort incertain:|, mais quoy qu’il en soit, je n’ay
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pas eu lieu de remettre sur le tapis sa première ouverture |:sans monstrer

[p. 107] [scan. 289]


1
de l’affectation:|. J’observeray soigneusement, Monseigneur, ce qu’il vous
2
a pleu m’ordonner sur ce sujet

38
Wie Anm. 1.
.

3
L’avis que Vostre Eminence nous envoye

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Im kgl. Memorandum nr. 8.
que |:l’Empereur traitte avec le
4
duc Charles pour luy

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4 vendre] in der Kopie: rendre.
vendre une partie de ses terres:|, est de grande im-
5
portance , et si l’on pouvoit |:estre receu à paier pour luy:|, vous avez
6
grande raison de dire, Monseigneur, que l’argent ne sçauroit estre mieux
7
emploié.

8
Monsieur Salvius partit dernièrement de cette ville en bonne volonté de
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conclurre bientost l’accomodement pour les intérestz de la Suède, mais il
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m’a mandé qu’estant à Osnabrug, ilz ont receu une despêche de Stockolm
11
du 17 novembre

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Kg.in Christina an Oxenstierna und Salvius, Stockholm 1646 November 7/17 (Druck:
41
APW II C 3 nr. 28).
qui les oblige précisément d’insister à ce qui est contenu
12
dans la lettre qu’ilz nous ont escrit en commun, dont Vostre Eminence
13
verra la copie

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Beilage 1 zu nr. 20.
. |:Ils veulent rendre si peu de chose à l’électeur de Brande-
14
bourg qu’ils semblent chercher un refus affin d’avoir prétexte de retenir
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toute la Poméranie:|. Je persévère en mon opinion, Monseigneur, que cela
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se faisant, la paix ne sera pas de durée, et que s’il faut que la France ga-
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rentisse la satisfaction des Suédois |:ainsi arrachée par force et:| sans le
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consentement des princes intéressez, nous avons tort d’achepter celuy de
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la maison d’Inspruch avec un milion d’or et avec la restitution du Brisgau
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et des villes forestières, car cet argent et ces places fortifiront l’ennemy
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contre nous lorsqu’il faudra reprendre les armes pour maintenir noz alliez
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|:dans une violente possession qui fera:| crier bien haut en Holande et en
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beaucoup d’autres endroits. Enfin j’estime sous la correction de Vostre
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Eminence que tant à Stockolm qu’à Munster et à Osnabrug, nous de-
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vrions employer tous noz soins et l’authorité mesme du Roy s’il en est
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besoin, pour faire comprendre aux Suédois qu’après tant de travaux et de
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despenses, il ne seroit pas juste de laisser les semences d’une nouvelle
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guerre pour l’intérest particulier de l’une des deux couronnes et faute de
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vouloir prendre quelque tempérament comme nous avons fait pour asseu-
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rer la tranquillité publique.

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|:J’ay rendu ces jours-ci une visite à monsieur Volmar

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Am 6. Dezember 1646; vgl. den ausführlichen Bericht Volmars an Ferdinand III., Mün-
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ster 1646 Dezember 7 (Druck: APW II A 5 nr. 155).
, en laquelle:| j’ay
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eu occasion de luy insinuer assez à propos que |:si la paix d’Espagne estoit
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conclue comme désormais elle peut l’estre:| facilement en moins d’une
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semaine, |:le traitté d’Allemagne se termineroit aussi bientost:|, et à des
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conditions plus commodes que celles dont il s’agit à présent. |:Il me vient
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de dire, au sortir de la conférence, que le comte de Trautmansdorff a

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1
pressé extraordinairement:| les Espagnolz de ne point tant contester sur
2
les petits différens qui restent à vuider entre eux et nous, et que luy, Vol-
3
mar :|, me communiquera demain ce qui s’y est passé. J’ay répété avec une
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déclaration formelle ce que je luy avois dit en son logis, qu’il ne falloit pas
5
penser que |:Piombino et Porto Longone ne nous demeurassent par la
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paix:|, et il m’a respondu sans hésiter, comme il avoit desjà fait chez luy,
7
que |:les plénipotentiaires d’Espagne y sont résolus, me priant seulement,
8
si je venois à en parler ou à en escrire, que je ne nommasse point mon
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autheur:|. Je finis |:avec cette bonne nouvelle:|.

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