Acta Pacis Westphalicae II B 5,1 : Die französischen Korrespondenzen, Band 5, 1. Teil: 1646 - 1647 / Guido Braun unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy und Achim Tröster, unter Mithilfe von Antje Oschmann am Register
39. Memorandum Serviens für Lionne [Münster] 1646 Dezember 24

2

Memorandum Serviens für Lionne


3
[Münster] 1646 Dezember 24

4
Konzept, z.T. eigenhändig: AE , CP All. 78 fol. 621–623, 624, 623’, 625–628, 629–629’ =
5
Druckvorlage.

6
Chance auf Friedensschluß durch d’Avaux’ Schuld vertan; dessen Beharren auf nebensächli-
7
chen Forderungen; aufgrund der nunmehr schlechteren politischen und militärischen Lage
8
Frankreichs möglicherweise schwindende Bereitschaft der Feinde zu baldigem Abschluß.
9
Drängen bei Mediatoren und niederländischen Interpositoren auf Mitteilung des letzten spa-
10
nischen Entschlusses vor Abreise Serviens nach Den Haag. Derzeitige Priorität der Verhand-
11
lungen mit den Generalstaaten; Serviens diesbezügliche Vorstellungen und Pläne; Beilage 1:
12
sein eigener Entwurf für seine Instruktion; Bitte um Übersendung ihrer Ausfertigung, einer
13
Verhandlungsvollmacht und eines Briefes an die Generalstaaten nach Den Haag; Entwurf
14
für das Schreiben an die Generalstaaten auf Grundlage eines von Brienne überschickten
15
Briefes in Beilage 2. Eventuelles zeremonielles Entgegenkommen gegenüber den General-
16
staaten ; Titulierungsvorschlag; dessen politische, rechtliche und historische Begründung. Bitte
17
um Glückwunschschreiben des Königs und der Königin sowie ein Geschenk aus Anlaß der
18
oranisch-kurbrandenburgischen Eheschließung, desgleichen um Übersendung der Vollmacht
19
zum Abschluß des Feldzugsvertrages, um Anweisung zum Verhalten gegenüber Saint-Ybal
20
und Überweisung einer größeren Summe Geldes. Ersuchen um Förderung der Interessen
21
Kurbrandenburgs, soweit mit der Rücksicht auf Schweden vereinbar. Eventuelle Erweite-
22
rung der Vollmacht zu Zugeständnissen in der Garantiefrage in der Instruktion Serviens.
23
Ausnutzung der Reise nach Den Haag zur Rechtfertigung der französischen Politik gegen-
24
über den Portugiesen. Günstiger Zeitpunkt der Reise angesichts der gegenwärtig unmögli-
25
chen Unterzeichnung des spanisch-niederländischen Vertrages durch die Gesandten der Ge-
26
neralstaaten . Hinterlassung des vollständigen Entwurfs Serviens für den Frieden mit Spanien
27
bei Longueville und d’Avaux. Politische und historische Begründung der Notwendigkeit un-
28
eingeschränkter militärischer Vorbereitungen des kommenden Feldzuges, insbesondere der
29
maritimen Rüstung. Vermeidung der Erörterung von Heiratsprojekten seitens Trauttmans-
30
dorffs . Furcht vor Absicht der Schweden, den Krieg fortzusetzen; Unsicherheit über die Ziele
31
ihres zweideutigen Verhaltens gegenüber Kurbrandenburg; auch hierdurch notwendige Vor-
32
bereitung des nächsten Feldzuges. Dank für das Wohlwollen gegenüber der Landgräfin von
33
Hessen-Kassel, jedoch konkrete finanzielle Hilfe erforderlich. Spanisches Pamphlet gegen
34
Frankreich von den niederländischen Gesandten nicht wünschenswert beantwortet; Klagen
35
Serviens in Den Haag über ihr Verhalten unumgänglich. Antifranzösische Parteinahme
36
Contarinis. Vielleicht Hinterhalte gegen Servien während seiner Reise.

37
Je n’ay presque pas l’asseurance de vous dire ce que je croy de la paix, tant
38
j’ay de desplaisir qu’elle n’ayt pas esté conclue il y a six sepmaines comme
39
il estoit en nostre pouvoir de le faire. Sy voz précédens mémoires eussent
40
esté comme les deux derniers

45
Nr.n 19, 26.
, je suis asseuré que la dernière fois que
41
Brun me vint veoir, nous ne nous fussions pas séparez sans estre d’accord,
42
et sy monsieur de Longueville eust esté icy seul avec moy, j’eusse dès lors
43
passé hardiement à la conclusion, sçachant que c’ettoit son advis aussy
44
bien que le mien. Aber da ich fürchten mußte, von d’Avaux gerügt zu

[p. 189] [scan. 371]


1
werden, der glaubt, mit einer harten Haltung alles erreichen zu können,
2
hielt ich mich zurück und stimmte Dingen zu, die ich in meinem Inneren
3
verurteile. Wir haben uns in den letzten beiden Monaten verhalten wie
4
die Gallier im Krieg gegen Rom, die ihr Schwert in die Waagschale war-
5
fen

33
Wahrscheinlich Anspielung auf das Verhalten des gallischen Führers Brennus beim Vorstoß
34
auf Rom; er nahm 387 v. Chr. die Stadt, nicht aber das Capitol, zeigte beim Abwiegen des
35
Lösegeldes seine sich im Sprichwort Vae victis! widerspiegelnde übergroße Härte ggb. den
36
Besiegten, indem er sein Schwert in die Waagschale der Gewichte legte, mußte aber nach
37
mehrmonatigem Aufenthalt aufgrund eines venetischen Einfalls in Oberitalien wieder ab-
38
ziehen ( Pauly I, 942).
.

6
Je serois très marry que toute la France sceust que la paix n’a esté retardée
7
depuis deux mois que pour les intérestz du duc d’Atrie

39
Vgl. Anm. 9 zu nr. 23.
, que pour avoir
8
demandé une caution au roy d’Espagne en l’affaire de Savoye

40
Vgl. ebd. bei Anm. 30.
après qu’il
9
s’est soubzmis à une jurisdiction estrangère, et pour vouloir changer l’ ar-
10
ticle du traicté de Vervins qui parle de la Navarre

41
Art. 23 des Vertrages von Vervins vom 2. Mai 1598; zum Vertrag und zu d’Avaux’ Ände-
42
rungsvorschlag vgl. ebd. Anm. 10.
quoyque nous ayons
11
faict veoir à monsieur d’Avaux, quand il l’a voulu dresser selon son inten-
12
tion , qu’il seroit plus désadvantageux pour le Roy que comme il a esté
13
cy-devant accordé. Je vous en ay escript plusieurs fois mon sentiment
14
avec liberté, mais certes vos responses m’ont faict appréhender que Son
15
Eminence n’eust esté persuadée par les raisons de monsieur d’Avaux. Je
16
vous ay souvent représenté qu’il est préjudiciable d’espuiser nostre fer-
17
meté sur des poinctz d〈e〉 peu d’importance, de crainte que quand on
18
viendroit aux plus importans qui ne peuvent estre jamais tenu〈s〉pour
19
ajustez jusqu’à ce qu’on les ayt mis par escript, le public et nos propres
20
amis ne fussent desjà lass〈ez〉 de noz contestations sy nous en voulions
21
faire de nouvelles. J’avois tousjours creu pour éviter cest inconvénient
22
qu’en contestant sus les moindres articles, il falloit au moins convenir
23
par escrit des plus importans qui regardent les conquestes. J’en ay pressé
24
plusieurs fois monsieur de Longueville [qui] a tousjours esté de mon ad-
25
vis , mais il eût fallu faire une querelle pour en venir à bout de monsieur
26
d’Avaux [qui] se fust plaint à la cour que je l’eusse attaqué. Cependant
27
voylà aujourd’huy les Hollandois accommod〈ez〉 à deux poinctz près

43
Truchis de Varennes nennt erstens die Schleifung der jeweiligen Festungen und zweitens
44
die Ausübung der kath. Religion in ’s-Hertogenbosch ( ebd. , 348); strittig waren auch
45
Grenzfragen, die durch eine ndl.-span. Kommission gelöst werden sollten (vgl. nr. 41 nach
46
Anm. 4); vgl. auch Anm. 11 zu nr. 37.
,
28
qui ne sont renvoyez que par forme à Messieurs les Estatz. Voylà Lérida
29
secouru et les Espagno〈lz〉 assemblez pour faire quelque entreprise aux
30
costes d〈e〉 Toscane. Il me semble qu’il eust esté plus avanta〈geux〉 et
31
peut-estre aussy plus facile de conclurre le traité avant cela. Je ne puis
32
pas encor bien juger s’ilz ne seront point enflez de ces succez et si l’ espé-

[p. 190] [scan. 372]


1
rance de proffiter soit par leur entreprise d’Italie, soit en poursuivant leur
2
victoire en Cataloigne, ne les obligera point de différer la conclusion du
3
traité. Nous faisons de nostre costé la meilleure mine qui nous est possi-
4
ble , et ne pouvons pas sitost avec bienséance aporter les facilitez que nous
5
eussions apor〈tées〉 auparavant.

6
Néantmoins je puis asseurer Son Eminence qu’il n〈e〉 se perd pas un
7
moment de temps et que nous avons pris prætexte sus le voyage que je
8
vas faire (dont noz parties sont en ombrage) pour dire aux médiateurs
9
anciens et nouveaux que nous avons intérest de sçavoir nettement, avant
10
mon départ, la dernière résolution des Espagnolz pour dresser ma négo-
11
tiation en Hollande ou à la guerre ou à la paix.

12

41
12–15 Je ne répéteray … en Hollande] daneben Marginalie: demander permission
42
〈d’a〉ppeller Messieurs les Estatz «〈h〉aultz et puissans 〈sei〉gneurs».
Je ne répéteray point icy ce que je vous ay mandé par mon précédent
13
mémoire

43
Nr. 23.
pour représenter à Son Eminence que le plus considérable inté-
14
rest de la France en cette négotiation est aujourd’huy celuy que je vays
15
traicter en Hollande, principalement sy j’ay le bonheur d’y ramener les
16
espritz en sorte qu’ilz puissent cognoistre sans préocupation combien il
17
importe à leur Estat de demeurez [!] bien uniz avec la France, pour leur
18
faire perdre l’envie que quelques-uns d’entre eux pourroient avoir prise
19
de s’allier dans quelque temps plus estroictement avec l’Espagne. Je voy
20
bien que chacun est d’accord de la thèze et de l’objet que nous y devons
21
avoir, mais les oppinions peuvent estre différentes sur les moyens qu’on
22
doibt tenir pour y parvenir; pour moy je croy qu’il fault parler quelques-
23
fois fortement aux Hollandois, non pas en termes qui leur puissent faire
24
croire qu’on les menace, car estans orgueilleux au point qu’ilz sont, ce
25
seroit un moyen de les offenser plustost que de les persuader. Mais
26
comme ilz sont aussy très rusez pour parvenir à leurs fins, il importe de
27
leur faire cognoistre qu’on ne leur peult pas laisser faire impunément tout
28
ce qu’ilz peuvent prétendre pour leur seul avantage et commodité, sans
29
considérer en façon du monde ceux d’autruy.

30
Ilz ont deux intentions très dangereuses pour nous: l’une de nous tenir
31
attachez dans la garentie du traicté sans l’estre qu’en termes ambiguz qui
32
leur donnent lieu de ne faire que ce qui leur plaira; l’aultre, de se rendre
33
comme neutres à l’avenir entre la France et l’Espagne pour estre recher-
34
chez de l’une et de l’aultre. Je croy donc qu’il n’y aura point de mal de
35
leur oster l’espérance de veni〈r〉 à bout de la première en leur déclarant
36
nettemen〈t〉 qu’on ne peut demeurer engagez envers eux qu’aulta〈nt〉
37
qu’ilz le seront envers nous, et qu’on remédiera à la seconde en convenant
38
clairement d’une garentie réciproque et esgalle d〈e〉 part et d’aultre, et en
39
leur faisant cognoistre doucement mais efficacement qu’ayant beaucoup
40
plus de besoin de la France qu’on n’a besoin d’eulx, on vivra avec eux

[p. 191] [scan. 373]


1
comme ilz vivront avec nous, affin qu’ilz sçachent que s’ilz pensoient
2
nous payer de tiédeur et de dissimulation, ilz pourroient bien aussy estre
3
payez de mesme monnoye, ce qui causeroi〈t〉 enfin de la froideur ou de
4
la mauvaise intellige〈nce〉 entre les deux Estatz, et fairoit les affaires de
5
noz ennemis. Car pour ne rien desguiser, ces gens-là sont sy possédez
6
aujourd’huy de gloire et de présomption qu’ilz s’imaginent desjà de veoir
7
à La Haye les ministres de France d’un costé et ceux d’Espagne de l’ aul-
8
tre , plaider par-devant eux pour rechercher à l’envy leur amitié. Voylà
9
certainement l’estat où ilz ont dessein de porter les affaires, sy on tesmoi-
10
gne tant soit peu de les craindre et d’estre disposez à leur laisser faire
11
impunément tout ce qu’ilz vouldront. Mais sy on leur faict appréhender
12
comme i〈l〉 fault qu’une telle conduicte leur pourroit bien faire perdre
13
l’amitié de la France, il est certain qu’i〈lz〉 ont trop d’intérest de la con-
14
server pour faire jam〈ais〉 rien positivement qui les en puisse priver.

15
Je vous suplie de dire à Son Eminence que sy on me donne la liberté et les
16
moyens d’agir, je tireray peult-estre quelque bon effect de mon voyage, et
17

40
17 ca〈s〉] Rand beschädigt.
en tout ca〈s〉certainement je ne gasteray rien. Vous verrez dans un pro-
18
ject d’instruction que j’ay dressé quelques poinctz que je tiens extrême-
19
ment propres pour gagner les espritz de Messieurs les Estatz. Je vous prie
20
me la faire renvoyer en diligence droict à La Haye après que Son Emi-
21
nence l’aura corrigée et mise en l’estat qu’il luy plaira, avec un pouvoir du
22
Roy en bonne forme pour traicter et conclure avec Messieurs les Estatz
23
tout ce qui sera nécessaire pour la seureté de la paix et pour le bien de la
24
France et des Provinces-Unies.

25
Il me fauldroit aussy une aultre lettre du Roy pour Messieurs les Estatz
26
que celle qui nous a esté envoyée par monsieur de Brienne, dont je vous
27
envoye la copie. Il y a un endroit où il dict que je m’en vas là pour les
28
convier à se porter, etc.; nous n’avons pas besoin de nous constituer soli-
29
citeurs auprès de gens qui ne sont desjà que trop glorieux. Il fault selon
30
mon advis leur parler tousjours avec douceur et majesté. Il fauldroit
31
seulement changer les endroict[z] qui sont barrez selon le project que je
32
vous envoye.

33
〈E〉ncor que je ne puisse 〈so〉uffrir en beaucoup de 〈re〉ncontres l’ or-
34
gueil de 〈M〉essieurs les Estatz, j’estimerois 〈p〉ourtant qu’il y en 〈a〉ura
35
quelques-unes 〈o〉ù l’on les peult contenter. 〈Pi〉gnerande les a icy
36
〈m〉erveilleusement flattez 〈le〉s ayant traictez de «〈sé〉rénité», et ayant
37
dict 〈so〉uvent en traictant 〈a〉vec leurs plénipotentiaires «〈s〉erenissimi
38
vestri 〈s〉tatus», dont ilz 〈n’〉ont pas manqué 〈d〉e charger leurs regis-
39
tres , 〈et〉 d’en rendre compte 〈à〉 leurs supérieurs

41
Grundlage für die gleichrangige zeremonielle Behandlung der ndl. Ges. /WFK durch die
42
span. war der Accord entre les plénipotentiaires d’Espagne et ceux des Provinces-Unies
43
des Pays-Bas pour le regard des conférences alternativement en leurs hostels; la main
44
droicte ès visites, et mettre la négociation par escript, en langue françoise et flamende,
18
Münster 1646 Mai 5; Kopien: AE , CP Munster 1 fol. 21–21’; IF CG 87 fol. 396–397;
19
Druck, lat.: Aitzema , Historia Pacis, 376; vgl. Bosbach , Einleitung, LXXX; Tischer ,
20
311 Anm. 73; Braun , Moser, 269. Mit dieser Übereinkunft war eine Bedingung – die
21
Anerkennung als gleichrangige Botschafter – erfüllt, die Longueville in Kenntnis der Po-
22
sition
des Pz.en von Oranien ggb. Mazarin als ndl. conditio sine qua non für substantielle
23
Verhandlungen mit Spanien bezeichnet hatte (Longueville an Mazarin, Münster 1645 No-
24
vember
16; Druck: APW II B 2 nr. 261, hier 847 z. 8–13). – Dagegen hatte sich Frk. nicht
25
bereit gefunden, die Gleichstellung der ndl. Ges. anzuerkennen, und nach Auseinander-
26
setzungen
bei den Bündnisvertragsverhandlungen in Den Haag 1644 war es im Januar
27
1645 nur zu einer Gleichstellung mit Einschränkungen gekommen: Exzellenztitel für die
28
ndl. Ges. und Oberhand in ihrem Hause, nicht jedoch erste Visite ( Dickmann , 209, 546;
29
APW II B 1, XLIX, LIf; Ludwig XIV. an d’Avaux und Servien, Paris 1645 Januar 11,
30
Druck: APW II B 2 nr. 8); dies geschah, obwohl Mazarin davon ausging, daß die Spanier
31
den Gst. in den Fragen des Zeremoniells jedes Entgegenkommen zeigen würden, es sei
32
denn, sie könnten mit einer gegenteiligen Haltung in dieser Sache das Verhältnis zwischen
33
jenen und Frk. stören, und somit um ihre erheblichen politischen Implikationen wußte
34
(Mazarin an Longueville, Paris 1646 November 4; Druck: APW II B 2 nr. 250, hier 810
35
z. 15–20). Dieser Grundsatz bei der Behandlung der Gst. und ihrer Ges. war bis zum
36
Antritt der Reise Serviens in die Ndl. im Dezember 1646 nicht in Frage gestellt worden.
.

[p. 192] [scan. 374]


1
〈Je n〉e croirois pas qu’il 〈y〉 eust grand inconvénient que les ambassadeurs
2
de France traictant avec 〈e〉ux en cérémonies 〈l〉es appelassent «haultz
3
〈et〉 puissans seigneurs» 〈comme〉 font les ambassadeurs des

15
3–4 〈aultres [?] potentatz …〉] Anfang im Falz verklemmt, dazu unterer Seitenrand abge-
16
schnitten ; letzte Zeile (vermutlich ein oder zwei Wörter) fast vollständig verloren (Reste
17
unleserlich).
〈aultres [?]
4
potentatz …〉.

5
L’occasion ne fut jamais plus favorable que maintenant que nous avons
6
besoin d’eux, et que c’est la première fois que les ministres du Roy ont
7
traictez [!] avec eux, depuis que par des articles de paix signez par le roy
8
d’Espagne ilz sont recognuz souverains et indépendans

37
In den 70 Art. einer provisorischen Übereinkunft zwischen den Ges. Spaniens und denen
38
der Gst., Münster 1646 [Juli]; vgl. Anm. 4 zu nr. 14. In Art. I werden die Gst. und ihre
39
einzelnen Provinzen zu libres & Souverains Etats, Provinces & Païs erklärt, auf die der
40
Kg. von Spanien keinen Anspruch erhebe noch künftig erheben werde ( NS III, 435); nach
41
der span. ÜS: libres y soberanos Estados, Provincias y tierras ( CDI 82, 382); im span.-ndl.
42
Waffenstillstand von Antwerpen vom 9. April 1609, der auf zwölf Jahre befristet war
43
(Druck, frz.: DuMont V.2, 99–102), heißt es in Art. I – was span.- und ndl.seits unter-
44
schiedliche
Interpretationen der völkerrechtlichen Stellung der Vereinigten Provinzen be-
45
gründete
–, der Vertrag werde mit ihnen en qualité & comme les tenans pour Païs, Pro-
46
vinces & Etats libres, auf die (nach span. Interpretation: gegenwärtig) kein Anspruch er-
47
hoben
werde, geschlossen ( ebd. , 100).
. Je suplie très
9
humblement Son Eminence de faire treuver bon que je les traicte de la
10
sorte dans mon audience. Ce n’est pas une chose nouvelle, non seulement
11
aultresfois les anciens ministres du Roy les traictoient de cette sorte, mais
12
les roys mesmes dans leurs déclarations et lettres patentes, comme on
13
peult veoir dans celle de l’année 1610 qui fut expédiée après la mort de
14
Henry IV e

48
Wurde nicht ermittelt. – Die Gst. hatten sich bereits 1643/1644, während der Verhand-
49
lungen d’Avaux’ und Serviens in Den Haag, auf das unter Heinrich IV. beobachtete Ze-
39
remoniell berufen; ihnen damals zugestandene Ehrenbezeigungen waren jedoch von Lud-
40
wig XIII. wieder zurückgezogen worden, was wiederholt Beschwerden ihrerseits zur
41
Folge hatte ( Heringa , 270–327; APW II B 1, XXXVIIIf).
, où le roy deffunct les appelle «haultz et puissans seigneurs».

[p. 193] [scan. 375]


1
Je croirois bien à propos aussy de m’envoyer des lettres du Roy et de la
2
Reyne pleines d’affection et de tendresse pour monsieur le prince d’ Oran-
3
ge , pour madame sa femme, et pour monsieur l’électeur de Brandebourg
4
par lesquelles on leur tesmoignast que j’ay esté particulièrement chargé de
5
leur faire compliment de la part de Leurs Majestez sur le mariage dudict
6
sieur électeur

42
Der Kf. von Bg. hatte am 7. Dezember 1646 Louise Henriette von Oranien geheiratet (s.
43
Anm. 6 zu nr. 7).
.

7

33
7–16 Sy on vouloit … se conclue promptement.] daneben Marginalie: faire les préparatifz
34
de guerre sy on veult faire réussir la négotiation de Munster et la particulière de La
35
Haye, estant très important et nécessaire que les Espagnolz apréhendent les pertes
36
qu’ilz pourront faire l’année prochaine s’ilz ne concluent promptement le traitté et
37
que Messieurs les Estatz croyent aussy que nous ne lairrions pas de continuer la guerre
38
quand mesmes ilz auroient faict une infidélité en nous abandonnant.
Sy on vouloit envoyer un présent de galentrie à l’espousée, selon mon
8
foible advis jamais un〈e〉 despense ne fut mieux employée pourveu que
9
cela fust faict promptement et que le tout me fus〈t〉 envoyé par un cour-
10
rier exprès droict à La Haye, qui y arivera aussytost que moy, ne pouvant
11
partir d’icy au plus tost que le lendemain de Noël.

12
Il ne seroit pas aussy hors de propos de m’envoyer en mesme temps le
13
pouvoir pour faire le traicté de camp〈agne〉, affin de faire croire tant
14
aux Espagnolz qu’à Messieurs l〈es〉 Estatz que l’on se prépare comme il
15
fault et qu’on est résolu de continuer la guerre en cas que le traicté ne se
16
conclue promptement.

17
Vous n’oublierez pas de m’envoyer la conduicte que je doibs tenir envers
18
Saint-Ybal, selon ce que je vous ay mandé par mon précédent mémoire

44
Nr. 23.
.
19
Le plus important article de tous, mais peult-estr〈e〉 le plus dificile de
20
vostre part, seroit d’envoyer en mesme temps à La Haye une somme d’ ar-
21
gent considérable; avec 〈cela〉 j’ozerois bien me promettre de faire quel-
22
que chose de bon, mais sans cela aussy il est très malaisé de gouver〈ner〉
23
des espritz intéressez.

24
Je vous conjure sur toutes choses qu’on escrive icy de mesnager douce-
25
ment les ministres de Brandebourg penda〈nt〉 que je n’y seray pas, et de
26
traicter favorablement ses intérestz aultant qu’on le pourra faire sans cho-
27
qu 〈er〉 directement ceux de la Suède. C’est certainement aujou〈rd’huy〉
28
un des meilleurs moyens qu’on me puisse fournir pour gaigner l’esprit de
29
madame la princesse d’Orange.

30
Sy Son Eminence juge que le pouvoir de me relascher avec Messieurs les
31
Estatz sur le point de la garentie doive estre un peu plus estendu dans
32
l’instruction, il sera très à propos de le faire et d’y adjouster tous les aul-

[p. 194] [scan. 376]


1
tres moyens que l’on croira propres pour sortir de cette affaire en cas
2
qu’on rencontre de trop grandes difficultez pour obtenir ce qu’on désire.
3
Ce voyage et l’instance que je feray pour le Portugal nous serviront d’une
4
ample et très honorable justiffication envers les ministres de ce royaume
5
ausquelz on pourra faire croire, et mesme l’escrire en Portugal, que leur
6
intérest a esté le principal subjet pour lequel on m’a envoyé à La Haye.
7
On peult bien mesme les asseurer sans péril que pourveu que Messieurs
8
les Estatz veuillent diférer leur traicté avec le roy d’Espagne, en cas qu’il
9
refuse d’y comprendre le Portugal, Sa Majesté diférera de bon cœur le
10
sien jusqu’à ce que cela soit obtenu.

11
Ce voyage vient aussy dans une saison où il ne nous fera point perdre de
12
temps puisque les plénipotentiaires de Messieurs les Estatz, estans obligez
13
d’attendre les ordres de leurs supérieurs sur les poinctz qui restent indécis
14
entre les Espagnolz et eux

43
Vgl. Anm. 5.
, ne pourroient pas passer à la signature du
15
traicté présentement quand de nostre costé nous serions prestz de le faire,
16
sy bien que je pourray bien employer à La Haye un temps qu’on eust esté
17
obligé de passer icy inutilement.

18
J’ay laissé avant que partir à monsieur de Longueville et à monsieur
19
d’Avaux le project de tout le traicté d’Espagne, composé de près de 60
20
articles

44
Vgl. Anm. 10 zu nr. 34.
, et leur ay rendu raison de mon oppinion, tant sur ce qu’ilz con-
21
tiennent , que sur l’ordre que j’y ay tenu.

22
Je vous suplie de représenter vivement à Son Eminence que le plus so-
23
lide moyen de faire réussir heureusement la négotiation généralle de
24
Munster et la particulière que je vas faire à La Haye, est de faire les
25
mesmes préparatifs pour la campagne prochaine que sy on ne s’attendoit
26
point à la paix. Ce seroit peult-estre le moyen de ne l’avoir point du
27
tout sy on s’y attendoit trop. Il s’agist de bien asseurer la conqueste
28
d’un royaume entier et cela mérite bien de ne considérer pas la despense.
29
Il est à craindre que sy on songe au mesnage, que nous ne soyons enfin
30
trompez. Car quand la paix seroit aujourd’huy conclue, quelque grand
31
soin que nous apportions à convenir de tout, il restera encor des diffi-
32
cultez en divers endroictz qu’on ne peult décider et quand ce ne seroit
33
que pour distinguer les lieux que le Roy possède en Cathalogne d’avec
34
ceux que le roy d’Espagne prétend estre entre ses mains, on peult reve-
35
nir aux armes pour cela, y ayant eu aultresfois des guerres commencées
36
pour de moindres subjetz; nous recevrions en ce cas double préjudice
37
d’estre foibles,

38
194,37–195,7 l’un que … de ce royaume.] daneben Marginalzusatz ohne Verankerung im
39
Text: et comme je vous ay desjà mandé par mon mémoire du 11 de ce mois [=
40
nr. 23], j’estime pour les raisons qui y sont contenues et pour celles qui regar-
41
dent la Cataloigne que je viens de toucher, que nous avons encor plus d’ inté-
42
rest d’estre plus puissans sur la mer que sur la terre.
l’un que peult-estre Messieurs les Estatz ne vouldroient

[p. 195] [scan. 377]


1
pas rentrer dans le jeu pour cet intérest, l’aultre que nous aurions faict
2
diverses pertes avant qu’y pouvoir remédier, au lieu que sy nous som-
3
mes fortz, noz raisons seront plus considérées, et les Espagnolz appré-
4
henderont de se rebrouiller, tant y a que la confiance qu’on prist aul-
5
tresfois sur un traicté

28
Friedensvertrag zwischen Kg. Ludwig XII. von Frk., Kg. Ferdinand II. von Aragón und
29
Kg.in Isabella I. von Kastilien, Lyon 1503 April 5, span.seits ausgehandelt von Ehg. Phil-
30
ipp I. (s. Anm. 16 zu nr. 39) und – unter Berufung auf dessen ungenügende Vollmachten –
31
nicht ratifiziert (Druck: DuMont IV.1, 27ff., fälschlich datiert auf 1502 April 3). Der Ver-
32
trag sah die Vermählung von Philipps Sohn Karl mit Ludwigs Tochter Claudia sowie den
33
Verzicht Frk.s und des span. Ehepaars auf alle Ansprüche auf das Kgr. Neapel sowie die
34
Hgt.er Kalabrien und Apulien vor, die sämtlich Karl übertragen werden sollten; in dem
35
auf die Ablehnung des Vertrages durch Ferdinand hin wieder ausbrechenden Kampf um
36
das Kgr. Neapel erlitten die Franzosen mehrere schwere Niederlagen und waren zu Be-
37
ginn des Jahres 1504 völlig aus ihm vertrieben; Neapel wurde, von Vizekg.en regiert,
38
staatsrechtlich dem Kgr. Aragón inkorporiert ( ebd. , 27 Anm. 1; Flassan I, 278; Heine ,
39
60; zum Kontext: Elliott , Imperial Spain, 122ff.; Lynch , 40–44).
fait avec l’archiduc Philipes

40
Philipp der Schöne (1478–1506), Ehg. von Österreich, als Philipp I. seit 1504 Kg. von Ka-
41
stilien ( DBA I 451, 198–201; 954, 384; DBE Dicitonnaire de biographie française VII, 655).
pour les affaires
6
de Naples ayant ralenty les secours qu’on y dovoit [!] envoyer, nous a
7
cousté la perte entière de ce royaume. Ce poinct où il s’agist esgallement
8
de conserver et les conquestes et la réputation qu’on a acquise pendant
9
cette guerre, mérite bien

21
9 〈qu’on … l’advis …〉] unterer Seitenrand abgeschnitten, Text der letzten Zeile nur
22
bruchstückhaft erhalten.
〈qu’on … l’advis …〉.

10

23
10 Pour adjouster à mon mémoire] davor (fol. 626 oben – 627 Mitte) Serviens eigenhändige
24
Entwürfe zweier Verhandlungsakten für den Vertrag mit Spanien, ohne Ort und Datum
25
(im Inhaltsverzeichnis des Manuskripts AE , CP All. 78 fol. 3–39, hier fol. 37, nicht als
26
eigenständige Stücke ausgewiesen): 1) Pour adjouster à l’article de Casal; 2) Renonciation
27
aux pays d’Alsace pour estre mis après l’article du Roussillon.
Pour adjouster à mon mémoire

11
Dans un discours assez familier qui s’est fait entre Trautmensdorf et moy,
12
où il m’a témoigné grande inclination d’estre à l’avenir serviteur de la
13
France et particulièrement de Son Eminence, il a tousjours évité de parler
14
du mariage de l’Empereur, m’ayant dit plusieurs fois qu’il luy avoit té-
15
moigné par plusieurs de ses lettres qu’il ne pouvoit encore prendre cette
16
pensée. A dire le vray, je croy qu’il avoit peur que je ne luy parlasse de
17
Madamoiselle [!]

42
Ferdinand III. war seit dem 13. Mai 1646 verwitwet (vgl. Anm. 19 zu nr. 52); nach
43
Trauttmansdorffs Bericht vom 25. Dezember 1646 schickte Servien sich tatsächlich an,
44
eine Heirat mit Mademoiselle zur Sprache zu bringen, sei aber von ihm, Trauttmansdorff,
45
auf die fehlende Bereitschaft des Ks.s zur Erörterung von Heiratsprojekten hingewiesen
46
worden; vgl. APW II A 5 nr. 180, 340 z. 13ff.
, comme j’en avois aussy de mon costé qu’il ne fist ou-
18
verture de celluy du Roy avec la fille de l’Empereur, auquel je sçay qu’ilz
19
prætendent beaucoup; s’ilz luy vouloient donner en dot les pays et villes
20
que la maison d’Autriche a proche de Brisac

47
Breisach, Stadt und Festung in Vorderösterreich von zentraler strategischer Bedeutung,
48
nach der Einnahme durch Bernhard von Sachsen-Weimar am 17. Dezember 1638 und
36
dessen Tod am 18. Juli 1639 in frz. Hand ( Dickmann , 279f.; Wetzer ); zur frz. Kenntnis
37
des Umfangs der österreichischen Besitzungen im Breisgau, unter denen neben Breisach
38
v.a. Freiburg den Franzosen von großer Bedeutung erschien, vgl. APW II B 3 Anhang 2,
39
auch Anhänge 1, 3, 5 und 6; danach zählte zum habsburgischen Besitz der Breisgau mit
40
Ausnahme der folgenden Orte und Hft.en: Hochberg, Rötteln, Sausenberg ( Sausenbourg ),
41
Badenweiler, Lohr, Mahlberg, einige zum Hst. Basel und zur Abtei Sankt Blasien rech-
42
nende Dörfer, Buchen, Heitersheim, die Abtei Ettenheimmünster, die Reichsabteien Gen-
43
genbach und Schuttern sowie Lichtenegg ( HHStD VI, 58f., 122, 141, 199, 247f., 288, 324f.,
44
343f., 386, 483, 496f., 672f., 686f., 718f.); zum Kampf um die österreichischen Oberrhein- Be-
45
sitzungen während des Dreißigjährigen Krieges vgl. Heydendorff .
, peut-estre ne seroit-il pas à

[p. 196] [scan. 378]


1
rejetter en cas que celluy de l’infante d’Espagne ne réussisse pas, mais il y
2
aura du temps pour y penser.

3
L’on nous fait extrêmement apréhender que les Suédois n’ay〈ent〉 inten-
4
tion de continuer la guerre et je sçay que les députez protestantz ont cette
5
apréhension. La reyne de Suède incline à la paix, à ce que nous marque
6
monsieur Chanud par toutes ses lettres, mais l’habileté du chancelier
7
Oxestiern qu’on n’y croid pas porté luy fait treuver moyen de la retarder
8
ou détourner contre l’intention de sa maistresse, tantost intéressant la di-
9
gnité de la couronne contre ce qui se propose, tantost la religion luthé-
10
rienne qui est 〈le〉 〈…〉 dominant de tous les Suédois. Ilz travaillent à
11
faire de nouvelles levées, et pour la guerre, et pour ce qui est de la négo-
12
tiation ; en mesme temps qu’ilz nous font agir auprez de Brandebourg
13
pour le disposer à leur quitter la plus grande partie de la Poméranie, ilz
14
luy font dire soubz mai〈n〉 qu’ilz ne prætendent plus rien contre luy et
15
qu’ilz cherchent leur satisfaction ailleurs. Nous ne pouvons pas encore
16
bien juger si ce changement de proposition tend en effect à favoriser
17
Brandebourg ou à l’obliger par de vaines espérances à tenir ferme, affin
18
de leur donner subjet en tenant ferme et refusant son consentement pour
19
une partie de la Poméranie, de la retenir toute entière contre so〈n〉 gré,
20
avec la garentie de l’Empereur et des estatz de l’Empyre. Il y a plus d’ apa-
21
rence à la première conjecture qu’à la seconde et toutes leurs actions et
22
leurs conférences secrètes font croire qu’ilz forment des desseins dont ilz
23
ne s’expliquent pas, tendantz à se passer de la France en cas qu’elle veuille
24
faire la paix sans eux. Cette considération et le procédé des Espagnolz qui
25
font les renchéris doit obliger par nécessité de se præparer à la guerre,
26
sans quoy nous nous treuverions en très

33
26–27 〈mauvaise posture si Messieurs les Estatz faisoient〉 leur] unterer Seitenrand abge-
34
schnitten
; Text am Anfang der letzten Zeile nur teilweise erhalten, Konjektur auf-
35
grund
des Überlieferten jedoch wahrscheinlich.
〈mauvaise posture si Messieurs
27
les Estatz faisoient〉 leur acomodement sans nous, ou bien ilz voudroient
28
nous forcer de faire tout ce qui plairra aux Espagnolz.

29
Je vous suis bien obligé des soins que vous prenez pour les intérestz de
30
Madame la Lantgrave, ses ministres m’en tesmoignans de grands ressenti-
31
mens , dont je vous remercie de tout mon cœur. Mais je vous suplie de
32
représenter à Son Eminence que sy les bonnes volontez qu’elle a pour

[p. 197] [scan. 379]


1
cette princesse ne sont suivies de l’effect, et qu’elle ne soit promptement
2
payée de ce qui luy est deu

25
Vgl. Anm. 10 zu nr. 31.
en attendant ce qui se résouldra icy, de la
3
paix ou de la guerre, il luy sera impossible de pouvoir entretenir la moytié
4
de ses troupes après les choses qu’elle a souffertes cette année

26
Lgf. Georg von Hessen-Darmstadt hatte im Marburger Erbschaftsstreit (vgl. Anm. 2 zu
27
nr. 60) für den Feldzug 1646 unter Aufbietung aller Kräfte bedeutende Aushebungen zum
28
Kampf gegen Hessen-Kassel vorgenommen und sich auch die militärische resp. finanzielle
29
Unterstützung des Ks.s, Kurbayerns und Spaniens gesichert; nach einem erfolgreichen
30
Sommerfeldzug (Eroberung der Stadt Kirchhain 1646 August 15, Sieg über die hessen- kas-
31
selische Reiterei 1646 August 18, daraufhin Wiedereroberung Rauschenbergs und Blan-
32
kensteins ) gegen die zeitweise von den schwed. und frz. Armeen unterstützte Lgf.in, deren
33
Land seit 1636 mehrfach stärkste Verwüstungen hatte hinnehmen müssen, war der Lgf.in
34
jedoch – im Anschluß an eine Konsolidierung der Lage im September, mit einem erbitter-
35
ten Kampf um Alsfeld, und wechselndes Kriegsglück im Oktober – Anfang November bei
36
Frankenberg ein Sieg gegen Lgf. Georg gelungen, der den Fall Paderborns im selben Mo-
37
nat kompensierte und Hessen-Darmstadt zwang, um einen Waffenstillstand zu ersuchen;
38
vgl. zu den militärischen Einzelheiten Rommel IV, 696–706; Hans Heinrich Weber ,
39
95–126; zusammenfassend Bettenhäuser , 68.
.

5
Monsieur de N.

40
Sehr wahrscheinlich Nederhorst.
vient de m’envoyer la copie d’un escript que les Espa-
6
gnolz ont donné aux plénipotentiaires de Messieurs les Estatz en forme de
7
manifeste contre nous

41
[Beilage 1] zu nr. 37.
. Si nous eussions attaqué ouvertement les trois dé-
8
putez

42
Meinerswijk, Pauw und Knuyt als Ges. Gelderlands, Hollands und Seelands, in Abwesen-
43
heit der anderen staatischen Ges. auf dem WFK.
qui avoient signé le 〈pr〉emier traité avec les Espagnolz

44
70 Art. einer provisorischen Übereinkunft zwischen den Ges. Spaniens und denen der Gst.,
45
Münster 1646 [Juli]; vgl. Anm. 4 nr. 14.
, nous les
9
eussions rendu sans pouvoir et eussions 〈…〉 les autres. Je ne voy pas com-
10
ment je pourray parler à La Haye de 〈l〉eur conduite sans 〈m’en〉 plain-
11
dre , mais 〈je〉 ne crois que j’aye 〈ordre〉 de Son Eminence sus ce 〈su〉bjet.
12
Les bons alliez, au lieu de rejetter un semblable escrit ou de nous le com-
13
muniquer , le tiennent fort secret et quelques-uns d’entre eux l’envoyent en
14
Hollande à leurs correspondans. Je vous suplie de croire que la maxime que
15
l’on a tenue jusqu’icy de tout souffrir patiemment sans en tesmoigner du
16
ressentiment, nous a faict très grand préjudice.

17

24
17–19 〈C〉omme … en 〈…〉.] Textrand stark im Falz verklemmt.
〈C〉omme je le lisois 〈…〉 me l’a envoyé 〈d〉emander 〈…〉 de l’envoyer
18
〈…〉d qui l’en a 〈…〉 prié. 〈Je〉 ne doute point 〈qu〉e ce ne soit pour
19
〈l’en〉voyer à la cour 〈…〉 nous en 〈…〉.

20
L’advis de faire cète espèce de manifeste vient certainement de Contarini.
21
Prom o

46
Sehr wahrscheinlich Niccolò Promontorio, 1645–1647 Ges. der Republik Genua auf dem
47
WFK ( APW III D 1, 347; Kybal / Incisa I, 204).
me dist il y a trois jours que lorsque ledict Contarini sceut que
22
j’allois à La Haye, il dist tout hault: «Cet homme s’en va pour troubler la
23
paix. Sy les Espagnolz me croyent, ilz y envoyeront en mesme temps

[p. 198] [scan. 380]


1
quelqu’un des leurs pour destruire les pratiques de Servien. Je ne manque-
2
ray pas de leur en donner le conseil»; et à l’heure mesme envoya un des
3
siens dire au Nonce

33
Nach dessen Tagebucheintragung am Dienstag, den 18. Dezember 1646 ( APW III C 1.1,
34
330 z. 6f.).
, qui estoit chez Pigneranda, que l’on avoit résolu de
4
m’envoyer en Hollande; lequel le dist promptement à l’oreille audict Pi-
5
gneranda . Jamais médiateur ne s’est conduict sy imprudemment et sy in-
6
solemment que celuy-là. Il est le confident de Trautmansdorff, il se rend
7
le conseiller des Espagnolz, il escript à La Haye et partout ailleurs des
8
lettres qui sont le plus souvent des déclamations contre nous, et l’aultre
9
jour il eut l’effronterie de nous dire, parlant à nous des affaires d’Italie:
10
«Vrayment je croy qu’on prendra de bonnes résolutions pour l’Italie.
11
Ceux qui les traictent de la part d’Espagne ne les entendent pas, et ne
12
veullent pas les laisser entre les mains de ceux qui leur pouroient donner
13
de bons advis». Monsieur le Nonce luy jetta un regard qui portoit une
14
censure de cette imprudence et je ne puis m’empescher de respondre:
15
«Quoy, Monsieur, vous voudriez do〈nc〉 servir de conseiller contre
16
nous? Cela ne s’accorderoit pa〈s〉bien avec la médiation!» A quoy il
17
n’eut pas Passeur〈ance〉 de respondre un seul mot. Il n’y a que les mi-
18
nis 〈tres〉 françois qui demeurassent dans la retenue estans traic〈tez〉 de
19
la sorte, et dans le besoin que la République a de la Fran〈ce〉, je ne
20
doubte point qu’elle ne luy fist de rudes censur〈es〉 sy elle avoit cognois-
21
sance de la moytié de ses extravagan〈ces〉. En vérité, je croirois très né-
22
cessaire pour rendre inutiles l〈es〉 mauvais offices qu’il nous peult faire à
23
Venize et partout ailleurs, d’y faire entendre que l’on cognoist sa partialité
24
et que l’on a très grand subjet de s’en plain〈dre〉.

25
Ich wurde von mehreren Personen gewarnt, man werde mir auf meinem
26
Weg Hinterhalte legen; ich werde mich dennoch niemals von ihm abbrin-
27
gen lassen, da es keinen rühmlicheren Tod gibt als den für König und Va-
28
terland . Im Falle eines Unglücks trage ich Seiner Eminenz die Sorge um
29
meine Frau

35
Augustine Le Roux (1615–1652), verwitwete comtesse d’Onzain, seit 1641 mit Servien
36
verh. ( Enaux-Moret , 87; Isolle ) .
und meine Kinder

37
Louis-François Servien (1645–1710/1712), marquis de Sablé et Boisdauphin, baron de
38
Châteauneuf, grand sénéchal d’Anjou, unverh., ohne legitime Nachkommen; Augustin
39
Servien (gest. 1716), abbé de Saint-Jouin-les-Marnes, prieur de Sainte-Catherine du Val-
40
des -Ecoliers (Paris); Marie-Antoinette Servien (1644–1702), seit 1658 verh. duchesse de
41
Sully ( Moréri VI, 429; Rochas II, 416; Isolle , 408; Cras , 48; Tischer , 27 Anm. 72).
an.


30
Beilagen


31
1 Entwurf Serviens für seine Instruktion zu den Verhandlungen mit den Generalstaaten in
32
Den Haag, Konzept (z.T. eigenhändig; s.l. s.d.

42
Das Inhaltsverzeichnis des Manuskripts AE , CP All. 78 fol. 3–39, hier fol. 37, datiert den
43
Instruktionsentwurf auf den gleichen Tag wie nr. 39, also 1646 Dezember 24.
): AE , CP All. 78 fol. 630–634’

44
Vgl. Anhang.
.

[p. 199] [scan. 381]


1
2 Entwurf Serviens für einen Brief Ludwigs XIV. an die Generalstaaten auf Grundlage
2
eines von Brienne übersandten Briefes

24
Vgl. Beilage 1 zu nr. 16.
(fehlt).

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