Acta Pacis Westphalicae II B 6 : Die französischen Korrespondenzen, Band 6: 1647 / Michael Rohrschneider unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy und unter MIthilfe von Rita Bohlen
188. Mazarin an Longueville [Fontainebleau] 1647 Oktober 4
[Fontainebleau] 1647 Oktober 4
Kopie: AE , CP All. 102 fol. 217–220’ = Druckvorlage. Konzept: AE , CP All. 85 fol.
264–264’, 266, 265. Teildruck: Mazarin , Lettres II, 500ff.
Verweis auf nr. 187; zur bevorstehenden Aufkündigung der Neutralität durch den Kurfür-
sten von Bayern. Lage in Mailand und Neapel. Nachrichten über einen Thronverzicht des
Königs von Portugal zugunsten einer der französischen Königin genehmen Person. Äußerun-
gen Salamancas auf seiner Reise durch Frankreich. Weisung an Turenne. Krankheit Mon-
sieurs . Ergänzung zu der in nr. 187 erwähnten französisch-schwedischen Erklärung über
die Friedensabsichten der Kronen. Französisch-spanische Verhandlungen: Lothringen; Fest-
legung des Besitzstands gemäß der Lage am Tag der Aushändigung der Friedensvertrags-
ratifikationen .
Vous verrez dans le mémoire du Roy bien particulièrement tous les sen-
timens que l’on a icy sur l’occurence de la rupture de la neutralité que
monsieur de Bavière alloit déclarer suivant les avis que nous en avons, et
comme quoy Sa Majesté remet à vous, Monsieur, conjointement avec vos
collègues, de tenir telle conduite que vous estimerez ensemble estre plus à
propos pour le bien de son service.
On est si acablé d’affaires que je vous avoue que je n’ay pas eu le tems de
m’estendre sur une dépesche si importante comme je l’aurois voulu, ny
seulement de l’examiner. C’est pourquoy s’il y a quelque chose à redire,
je vous prie d’y compatir. Certainement il y a quelque fatalité que le
prince du monde qui peut-estre souhaite le plus la paix, et qui l’a en ses
mains, agissant comme il faut, et qui a toute la prudence et capacité pour
le sçavoir faire, soit cependant l’instrument qui esloignera la conclusion
du traitté, si Dieu n’y met la main, et peut-estre celuy de sa ruine propre,
le tout faute de se bien entendre, et pour donner trop de croyance à des
chimères que nos ennemis luy mettent dans l’esprit.
Nous n’avons point encore receu de nouvelles de ce qu’aura produit dans
l’Estat de Milan l’entrée de nos armes avec celles de monsieur de Modène.
Bezüglich der Unruhen in Neapel Verweis auf die Berichterstattung Fon-
tenay -Mareuils
Bevölkerung Neapels, in der dort zu errichtenden Republik mit ähnlicher
Autorität zu regieren wie der Prinz von Oranien in den Niederlanden,
nachkommen zu dürfen, und um französische Unterstützung im Bedarfs-
fall . Diesbezügliche Skepsis.
On a receu aussy une dépesche
en Portugal, par laquelle il mande, et prie de le tenir dans le dernier secret,
comme effectivement vous jugerez que la chose le requiert, que le roy de
Portugal, après avoir bien considéré la constitution des affaires présentes,
estoit disposé de renoncer à la couronne, et de se retirer aux Terceres
d’offrir de remettre son royaume à la personne que la Reyne voudra, se
faisant fort de le faire jurer roy, et obéir par tous les peuples du royaume
de Portugal. Il tesmoignoit seulement désirer que ce fût un prince qui pût
espérer d’estre assisté puissamment de la France, et qui eût moyen de faire
une alliance avec son filz aisné
et il propose monsieur le duc d’Orléans et Mademoiselle, ou Monsieur le
Prince, ou vous et mademoiselle vostre fille
en gros. Il y a un père jésuite
António Vieira SJ (1608–1697), port. Missionar, Schriftsteller und Hofprediger Kg. Jo-
hanns IV., 1646–1648 diplomatische Missionen zu den Gst. und nach Frk. ( ABEPI I
1013, 69–114; 1014, 152–156, 294–300; II 512, 57–67; 941, 43, 46ff; 942, 67f; 2 LThK X,
778f; 3 LThK X, 776; Prestage , 30f, 36ff, 189–209).
gociation , du détail de laquelle vous serez informé dans le tems.
On a donné ces jours-cy un passeport du Roy à Dom Miguel de Salaman-
ca , pour aller de Flandre en Espagne, qui nous rendra à l’avenir plus ré-
servez à en accorder. Il a veu en passant à Blois monsieur Dufargis
luy a tenu divers discours fort malicieux, et tous tendant à brouiller
l’esprit de monsieur le duc d’Orléans, comme d’asseurer qu’il n’avoit
tenu qu’à la Reyne et à moy que Mademoiselle ne fût reyne d’Espagne,
et que le roy son maistre n’avoit jamais rien tant souhaité, mais que
comme je ne voulois point la paix en aucune façon, je rejettois indiférem-
ment tout ce qui pouvoit y acheminer les choses. On a esté sur le point
d’envoyer ledit sieur Dufargis à la Bastille, pour chastiment de son impru-
dence d’avoir conféré de cette sorte avec un ministre espagnol, mais la
Reyne a esté indulgente, et eu esgard à ce qu’on a sceu, qu’il n’a quasi
pu se défendre de cette rencontre, ledit Salamanca l’estant allé surprendre
dans une hostelerie.
J’ay oublié de mettre dans le mémoire du Roy que l’on a mandé à mon-
sieur le maréchal de Turenne
Vgl. [ nr. 187 Anm. 3 ] sowie Mazarin an Turenne, [Fontainebleau] 1647 Oktober 2 ( Kon-
zept : AE , CP All. 89 fol 306–307’; Teildruck: Mazarin , Lettres II, 496–499).
duc de Bavière en la manière que vous autres Messieurs luy escrirez, ce
que vous aurez moyen aussy de faire valoir aux ministres de Suède.
Sorge um die Gesundheit Monsieurs.
J’ay oublié de mettre dans le mémoire du Roy que s’il est jugé à propos de
faire cette déclaration dont vous verrez qu’il est parlé, il seroit peut-estre
bon, et particulièrement en cas que l’on se relasche de quelque point, de
l’accompagner d’une protestation, que si la paix ne se conclud présente-
ment , on pourra entrer en de tels engagemens qu’elle ne se poura plus
faire aux mesmes conditions que l’on offre aujourd’huy, quand mesme
nous le souhaiterions, et comme ce n’est pas simplement une menace,
mais que la chose peut arriver, il ne faudra rien obmettre pour en impri-
mer la crainte à tous ceux qui désirent véritablement la paix, et quand
mesme on ne fera pas ladite déclaration.
Je vous prie aussy de remettre souvent dans la mémoire des Médiateurs
deux choses, l’une le point de Loraine, et que les Espagnols ont tousjours
dit qu’il n’empescheroit pas la paix, et l’autre que les choses ayent à de-
meurer partout en l’estat qu’elles se trouveront le jour de la délivrance des
ratifications du traitté, ce que je dis principalement afin qu’en cas que nos
armes fissent quelque progrez dans l’Estat de Milan conjointement avec
monsieur de Modène, nos parties ne pussent sous aucune prétexte en pré-
tendre la restitution.