Acta Pacis Westphalicae II B 5,1 : Die französischen Korrespondenzen, Band 5, 1. Teil: 1646 - 1647 / Guido Braun unter Benutzung der Vorarbeiten von Kriemhild Goronzy und Achim Tröster, unter Mithilfe von Antje Oschmann am Register
163. Longueville an Servien Münster 1647 März 5
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Münster 1647 März 5
Ausfertigung: AE , CP All. 99 fol. 69–72 = Druckvorlage.
Rückverweis auf letzten Brief und dessen Beilage. Unangekündigte Abreise Donias; dadurch
Ruhen der niederländischen Interposition zwischen Frankreich und Spanien; Vorhaltungen
Longuevilles gegenüber Pauw; dessen Rechtfertigungsversuch: Bestellung van der Burghs
aus Osnabrück nach Münster, um in seiner Gegenwart die Verhandlungen wieder in Gang
zu bringen. Sofortige Mitteilung der Abreise Donias an den Hof und an Servien von Lon-
gueville entgegen der Bitte Pauws um vorläufiges Stillhalten für nötig erachtet. Nachrichten
aus Osnabrück und Ulm.
Je vous ay escrit le premier de ce mois , et vous ay envoié copie du project
que les plénipotentiaires d’Espagne ont délivré .
Comme j’estois hier occupé à la dépesche de la cour
advis que le sieur Donia estoit party de Munster sans qu’il m’en eust rien
faict sçavoir, et que le sieur Brun ayant depuis faict demander audience à
monsieur Paw, celuy-cy s’en estoit excusé .
J’ay voulu |:m’esclaircir de ce voyage:|, et ay esté voir le sieur Paw pour
luy dire que je trouvois assés estrange qu’estans chargés de nos affaires et
m’ayans mis en main depuis peu le project des Espagnols, |:un d’eulx par-
tist de l’assemblée sans que j’en eusse aulcune cognoissance:|; que je le
priois de m’en dire au vray le suject et la cause. J’ay ajousté que l’on sça-
voit avec certitude que ses collègues qui estoient partis de Munster
|:n’avoient point esté mandez par Messieurs les Estatz:| comme ilz nous
l’avoient faict entendre, et qu’ils avoient |:entrepris ce voyage volontaire-
ment ; que cela donnoit quelque soupçon:|, et qu’après avoir délivré nos
articles
sérieusement |:ou que je les retirerois:|; qu’estant le jour de noz dépesches
ordinaires, je voulois en pouvoir donner un advis certain à la cour.
Je trouvay ledict sieur Paw |:un peu surpris de ma visite:|. Il m’a respondu
que le sieur Donia avoit esté mandé par sa province dès il y a longtemps,
et qu’il n’attendoit pour y aller que le retour de monsieur de Menerzvich,
lequel ayant plus tardé qu’il n’avoit cru, ledict sieur Donia a receu des
nouvelles qui l’ont obligé de partir promptement, et luy n’avoit pas |:peu
donner audience au sieur Brun parce qu’il estoit demeuré seul:|. Mais qu’il
espéroit que monsieur de Menerzvich arriveroit bientost, et qu’il agiroit
dans nos affaires avec luy. Il me dist aussy qu’au défaut dudict sieur de
Menersvich, il avoit |:mandé le secrétaire de leur ambassade:| qui est pré-
sentement à Osnabrug , afin qu’estant une |:personne publicque, il pust
estre tesmoing de ce qui se passeroit:|; qu’il attendoit ledict secrétaire
d’heure à autre, et qu’aussytost qu’il seroit venu, il verroit avec luy les
plénipotentiaires d’Espagne et espéroit faire en sorte que |:j’aurois subjet
d’estre content:|.
Il m’a fort prié de |:ne rien escrire de cecy à la cour et d’attendre ce qui se
passeroit jusqu’au prochain ordinaire. J’en ay pourtant donné advis et ay
cru le vous devoir mander promptement:|, afin que sy le voyage du sieur
Donia estoit faict |:avec quelque mauvais dessein, vous y pussiez prendre
garde et essayer d’y remédier:|.
Nachrichten aus Osnabrück und Ulm .